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Afrique : des services mobiles… aux objets connectés

<p>Afrique :</p>
<p>des services mobiles…</p>
<p>...aux objets connectés</p>

Les services mobiles ont connu une expansion considérable en Afrique et parfois dans des domaines différents de ceux des pays du Nord. Certaines innovations africaines ont ainsi reçu un écho mondial comme la messagerie instantanée mobile sud-africaine Mixit ou la solution de paiement mobile kényane M-Pesa de Safaricom. Un écosystème d’innovation a pris forme en quelques années autour des plateformes mobiles : consultation des cours du marché pour les agriculteurs, lutte contre la contrefaçon de médicaments, couplage cloud et téléphones traditionnels. Les nouvelles générations d’entrepreneurs africains s’efforcent désormais de répondre aux attentes des populations dans les domaines de la santé et de l’éducation : elle s’oriente aussi vers la conception de terminaux mobiles et d’objets connectés spécifiquement dédiés aux marchés africains.

Des terminaux mobiles «conçus en Afrique»

En décembre 2011, l’entreprise congolaise VMK avait entrepris de concevoir une tablette baptisée Way-C : cette tablette tactile de 7 pouces tourne sous Android et coûte moins de 200 €. Fabriquée en Chine, elle est dotée de l'inscription "Engineered and designed in Congo". En 2013, VMK a lancé un smartphone bon marché, doté des fonctions de base, Elikia (« Espoir » en lingala, la langue nationale du Congo). Livré avec Facebook, Twitter et le navigateur Opera Mini déjà intégrés, Elikia embarque Bluetooth, un appareil photo numérique, une radio FM, des lecteurs MP3 et vidéo. Le fondateur de VMK, Verone Mankou, vient de lancer un fonds d’investissement baptisé JPC (Jeune Pousse Capital).

Au Mali, la start-up YATTCO a lancé en avril 2014 le Yuv Smart, « un smartphone de dernière génération destiné aux jeunes étudiants actifs férus de technologie pour leur faciliter les échanges de tous les jours ». Ce smartphone, doté d’un écran tactile de 4 pouces, tourne sous Android : il est commercialisé par Orange Mali.

En Algérie, le groupe industriel Condor, numéro un local de l'électronique grand public, a établi un partenariat avec le fabricant de microprocesseurs Intel pour la conception de smartphones et de tablettes. En 2013, Condor avait, selon son PDG, écoulé 200 000 tablettes et 150 000 smartphones. Il annonce pour les prochains mois sept nouveaux modèles de smartphones, en plus des cinq produits déjà commercialisés. Trois de ces terminaux (dont la nouvelle tablette 901G) sont assemblés dans les usines du groupe. Depuis l’irruption des terminaux de Condor sur le marché, les prix auraient baissé de 30 % à 40 % chez les concurrents, qu’ils soient locaux ou étrangers (Source : La Nation).


Cardiopad : une tablette tactile à usage médical

Au Cameroun, Arthur Zang a créé Himore Medical pour concevoir et fabriquer des appareils médicaux. Une trentaine d’appareils ont déjà été fabriqués. Himore Medical travaille à la mise au point de Cardiopad, un terminal capable de réaliser des électrocardiogrammes (l’appareil est relié par des électrodes à la poitrine du patient) et de transmettre les résultats à distance au cardiologue.

Si ça marche en Afrique, ça fonctionnera partout ailleurs…

Au Kenya, la start-up Ushahidi a conçu BCRK, un boîtier qui permet de se connecter en 3G, 4G ou wi-fi dans n’importe quel pays, en s’adaptant automatiquement aux infrastructures locales, et il permet de partager la connexion. Une seule carte SIM permet ainsi de raccorder 20 appareils à la fois. Muni d’une batterie, ce boîtier en plastique en forme de brique, a été pensé pour les pays en développement. Une fois chargé, le BRCK peut fonctionner pendant 8 heures sans électricité pour devenir un hotspot wifi et cela sur l’ensembe des zones couvertes en 3G ou 4G.

Pour financer son industrialisation, Ushahidi s’est tournée vers la plateforme de financement participatif Kickstarter : elle y a recueilli en juin 2013 172 000 $ (au-delà de l’objectif initial qui était de 125 000 $). Le 17 juillet 2014, Ushahidi a commencé à expédier les tout premiers BRCK à leurs premiers acheteurs.

La devise d’Ushahidi étant : « Si ça marche en Afrique, ça fonctionnera partout ailleurs… » (Source : Samsa).

 

Voir aussi :

Des SMS pour vérifier l’authenticité des médicaments en Afrique (suite)

Un navigateur mobile franco-chinois pour les pays émergents

Alliance mobile sino-américaine sur le continent africain

Le « cloud computing» pour simplifier l’accès au web sur les mobiles traditionnels

Big Data et téléphonie mobile : le concours « Données pour le développement»

Partenariat Orange et Fondation Wikimedia pour l'accès à Wikipédia en Afrique et au Moyen-Orient

Création de quatre laboratoires régionaux d’applications mobiles en Afrique et en Asie

Un outil mobile pour la transparence des projets publics en Afrique

Concours d’applications mobiles au Sénégal : les projets lauréats

Des SMS pour vérifier l’authenticité des médicaments en Afrique