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Innovation


Bilan des défis et concours lancés par le Gouvernement américain : Challenge.gov

<p>Bilan des concours</p>
<p>technologiques</p>
<p>lancés par le</p>
<p>Gouvernement américain</p>
<p> </p>

Dans le plan gouvernemental américain pour l’innovation (A Strategy for American Innovation) rendu public en 2009, le Président Obama appelait les administrations fédérales à encourager l’innovation en lançant des concours dotés de prix . En septembre 2010, le gouvernement fédéral ouvrait à cet effet une plateforme collaborative ; Challenge.gov, qui permet aux ministères (« départements ») et aux agences fédérales d’organiser des concours dotés de prix (Prizes) et de lancer des « défis » (challenges) pour associer entreprises, laboratoires, associations, développeurs ou citoyens ordinaires à la résolution de problèmes spécifiques. Une liste de concours et défis en cours y est consultable : enjeu, amorce de “cahier des charges”, récompense et calendrier. Si une personne ou une organisation pense avoir la solution au problème posé, elle peut concourir et éventuellement remporter le prix.

La plateforme Challenge.gov est administrée par le General Services Administration (GSA), principal gestionnaire des ressources fédérales (personnel, moyens techniques et infrastructures). L’utilisation de la plateforme est gratuite pour les services du gouvernement. Le Congrès, de son côté, avait adopté une série de dispositions législatives pour alléger les procédures de marchés publics en matière de concours. Depuis septembre 2010, 288 concours et défis y ont été organisés, à l’initiative de 58 organismes publics.

En France, ces dispositifs commencent à être décrits comme l’une des méthodes innovantes de développement croisé de technologies entre secteur public et acteurs privés ou associatifs. Ainsi, dans le rapport parlementaire d’information qu’elles viennent de consacrer au développement de l’économie numérique, les députées Corinne Erhel et Laure de la Raudière recommandent aux pouvoirs publics de développer la pratique des concours. Elles notent que « de telles pratiques commencent à être adoptées par l’État, comme en témoignent les Concours mondiaux d’innovation, les défis de l’Agence nationale de la recherche ou encore les « challenges Big data ». 

Doublement en un an du nombre des concours et des dotations

Le Bureau de la politique des sciences et de la technologie (Office of Science and Technology Policy) de la Maison Blanche vient de dresser un bilan de cette démarche.

Ce bilan a montré une montée en puissance du dispositif. Ainsi, pour les seules agences fédérales, le nombre de concours (87) et celui des dotations ont doublé en 2013 par rapport à 2012. Le rapport attribue cette progression « aux mesures que l'administration Obama a prises pour faire des concours dotés de prix un outil standard dans « la boîte à outils » de chaque agence ». Sous l'égide de l’OSTP et du GSA, 1 200 agents fédéraux ont reçu une formation spécifique, avec l’appui de la NASA, qui organise des concours depuis plusieurs années.

Le montant des prix destiné aux lauréats a aussi nettement progressé depuis 2010 : les dotations de 50 000 $ sont fréquentes. En 2013, 11 concours proposaient une récompense de 100 000 $ ou plus.

Près de la moitié des concours organisés en 2013 portait sur la mise au point d’applications, d’outils de visualisation de données, de modèles prédictifs et d’algorithmes. Un grand nombre de ces applications portaient sur l’exploitation de données publiques (Open Data).
Les agences à l’origine des concours sont de plus en plus attentives à la mise en œuvre effective des projets lauréats: elles veillent a ce que les solutions choisies soient converties en produits ou services : « par des financements ciblés, la prise de relais par un laboratoire fédéral et la formation de partenariats pour promouvoir ou déployer les solutions gagnantes ».

Les agences ont aussi expérimenté de nouveaux modes de participation et d’implication du public : en appelant le public à prendre part à la sélection des projets, en recourant à des plateformes de co-conception pour intégrer les besoins des utilisateurs dans la conception de solutions et en publiant du code-source des logiciels, ou encore en ayant recours au crowdfunding. (Source : Office of Science and Technology Policy

La santé, domaine privilégié pour l’organisation de concours

En 2013, le département de la Santé a organisé à lui seul 28 concours pour un montant total de 1,2 million $ (soit 46 000 $ en moyenne par concours, soit une progression de 150 % sur un an).

Parmi les « défis » soumis par le département de la Santé sur Challenge.gov figuraient la lutte contre la grippe, l’évaluation de la qualité des soins médicaux, le suivi médical des anciens combattants ou encore la prévention de certains cancers.

L’un de ces concours, en 2011, visait à encourager le développement d’applications qui “révolutionnent les soins et apportent une valeur ajoutée aux patients, médecins ou chercheurs” : outils de suivi du traitement, de détection des risques ou de visualisation. Doté de 5 000 $, le concours mettait l’accent sur les problématiques d’interopérabilité et d’intégration des données relatives aux patients, aux médicaments prescrits, aux tests de laboratoire.

En juin 2012, le « Blue Button Mash-up Challenge » visait « à rendre les données médicales personnelles utilisables et compréhensibles » en les combinant (mash-up) à d’autres types d’informations de santé, issues de bases de données médicales publiques. Le premier prix de ce concours a été attribué à la société Humetrix pour l’application iBlueButton. Cette application permet de télécharger le dossier médical, de le consulter et de l’exporter vers un prestataire ou un professionnel de santé à partir d’un smartphone ou d’une tablette. Cela permet ainsi à l’utilisateur de pouvoir en faire usage a tout moment et ce dans diverses situations : dans le cabinet du médecin, un service d’urgence ou lors de son arrivée à l'hôpital.

En 2012, le « Mobilizing Data for Pressure Ulcer Prevention Challenge » (mobiliser les informations pour prévenir les escarres), doté d’un 50 000 $, visait à concevoir une application mobile qui permettrait de prévenir, détecter et traiter de manière précoce les escarres en milieu hospitalier. 

Un challenge en janvier 2013 visait à concevoir une version mobile du Guide de santé Healthfinder. Ce guide rassemble, à l’intention du public et dans un langage simple, des informations et des conseils de santé. L’objectif du défi, doté d’un 50 000 $, était d’exploiter le contenu de ce guide pour réaliser une application personnalisée destinée à favoriser les mesures de prévention.
 

Repenser le dossier médical

Le Ministère américain des anciens combattants a lancé en novembre 2012 un concours visant repenser le dossier de santé du patient. 

230 développeurs et sociétés ont soumis des réponses.

Le but de ce défi, était d'améliorer l’ergonomie du dossier médical afin de le rendre plus aisément utilisable et plus explicite pour les patients, leurs familles et les personnels soignants. « L’accès au dossier médical peut sauver des vies en cas d'urgence, aider à prévenir les erreurs de prescription et améliorer la coordination des soins. Trop souvent, les informations médicales sont présentées de manière à la fois peu ergonomique et peu intelligible ». Les projets proposés devaient améliorer la présentation visuelle du dossier médical, à l’intention des patients, des « aidants » comme des professionnels de santé.


Tirer parti des données issues des systèmes embarqués des automobiles

Le Département américain de l'énergie (DoE) a lancé en octobre 2012 le concours Appsforvehicles pour stimuler la conception d’applications destinées à sécuriser et améliorer l'efficacité énergétique ainsi que la conduite des automobiles. 

Ce concours, doté de 50 000 $, récompensait des applications qui utilisent les données recueillies par les divers capteurs embarqués dans les véhicules. « Les données relatives au véhicule n’étaient traditionnellement accessibles qu’aux mécaniciens et aux techniciens dotés d’un équipement spécialisé. Conformément aux principes d’ouverture, les conducteurs doivent pouvoir accéder directement et facilement aux données embarquées via Bluetooth, USB ou d’autres standards. Les propriétaires de véhicules doivent aussi être en mesure de communiquer ces données à des développeurs tiers afin de leur permettre de créer de nouvelles applications et de nouveaux services ».

Le règlement du concours recensait 21 types de données, relatives aux divers états possibles du véhicule (portière, moteur, phares, essuie-glaces), à la consommation de carburant (niveau, quantité consommée depuis le démarrage), vitesse, distance parcourue, géolocalisation, réglage des organes de conduite (frein, accélérateur, angle du volant etc.). 

 
Permettre aux consommateurs de maîtriser leur consommation d’énergie

Le Département de l’Energie a organisé en mars 2012 le concours Apps for energy. Il proposait 100 000 $ de prix pour des concepts applicatifs innovants « qui permettent aux consommateurs de mieux appréhender et maîtriser leur consommation électrique ». Il avait publié, à cette occasion, de nombreux jeux de données dans des formats réutilisables. Parmi les applications récompensées figurait Leafully, une application qui convertit la consommation énergétique en en dollars, plutôt qu’en kWh et qui guide les consommateurs dans la réduction de la facture énergétique. 

Un appareil mobile pour mesurer l’impact de la pollution sur la santé

Le Challenge My Air My health (Mon air, ma santé) doté de 100 000 $, en 2012, avait pour objectif de faire émerger des solutions qui associent des données sur la qualité de l'air et des données physiologiques. « La combinaison de ces 2 types de données, recueillies en temps réel par des capteurs et des dispositifs mobiles, devrait permettre de mieux comprendre et de cartographier l’impact de l’environnement sur la santé ». 
Ce défi était structuré en 2 phases. Dans une première phase, les candidats devaient proposer « un lien plausible entre les observations relatives aux polluants atmosphériques et les paramètres physiologiques » et proposer un prototype et le plan de développement d'un système de gestion intégré des capteurs et des données. La seconde phase portait sur la réalisation d’un pilote afin de démontrer la faisabilité du projet (Source : Challenge.gov).

Le projet lauréat, Conscious Clothing system, est un système d’objets « portables » (wearable) qui analysent le nombre de particules inhalées par une personne. Le dispositif associe un capteur qui mesure le volume d’air aspiré (des sangles qui s'enroulent autour de la poitrine) et des capteurs qui mesurent les particules présentes dans l’air. Les données sont recueillies, croisées et interprétées par une application mobile.


Voir aussi :

Concours d’applications : des vecteurs de diversité pour les services mobiles

Un concours d’applications basées sur les données des systèmes embarqués dans les automobiles

États-Unis : un concours pour créer un appareil mobile mesurant l’impact de la pollution sur la santé

Repenser le dossier médical

Un concours d’applications HTML5 pour faire évoluer le système de santé américain.