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Développement durable - Actualités

Cartographie sur mobile de la pollution sonore (3)

Mardi 14 juillet 2015 - Catégorie(s) : Développement durable.

Une grande partie de la population urbaine est confrontée à des nuisances sonores, et en particulier les riverains de routes, de carrefours fréquentés, de voies ferrées, d'aéroports, de ports et de certaines usines ou zones d'activité industrielles. Une directive européenne adoptée en 2002 prévoit la réalisation de cartes de bruit et l’élaboration de plans d’action contre le bruit, qui doivent être revus au moins tous les cinq ans.

La mesure de la pollution sonore nécessite aujourd’hui le déploiement de nombreux capteurs dans les villes. À l’opposé, le recueil collaboratif de données (crowdsourcing) à partir des smartphones devrait permet de démultiplier les observations et les mesures à moindre coût. La démarche des sciences participatives, déjà a l’œuvre dans les domaines des sciences naturelles (pour dresser unecartographie de la biodiversité), dans la météorologie, dans lamesure de la pollution de l’air et dans celle de la pollution de l’eau, trouve un nouveau domaine d’application avec la mesure de la pollution sonore.

La société Widetag avait ainsi développé en 2009 une application, WideNoise, qui utilise le microphone du mobile pour mesurer l’intensité sonore en décibels. L’application calibre le micro pour affiner les mesures et géolocalise les mesures en vue d’établir une carte collaborative. WideNoise est ainsi utilisée par des associations locales pour mesurer le bruit des avions. La BBC rapporte qu’en Grande-Bretagne, 140 citoyens habitant près de l’aéroport d’Heathhrow ont réalisé en 2013, avec WideNoise, plusieurs milliers de relevés, dont 30 % au-dessus de 80 décibels. La carte qui en résultait avait permis d’identifier les quartiers les plus affectés. 

Des chercheurs australiens ont repris ce principe et développé une application mobile baptisée Ear-Phone qui prélève des échantillons de sons ambiants. Les chercheurs ont mis au point un module de « découverte contextuelle » pour s’assurer que les données sont exactes. L’application utilise le GPS pour savoir si l’appareil est à l’extérieur ou à l’intérieur et celles de l’accéléromètre pour s’assurer que le smartphone n’est pas dans un sac ou dans une poche. Elle détecte les bruits « parasites » comme des conversations à proximité de l’usager. Grâce à cette technique, la mise à jour des cartes pourrait se faire quotidiennement, voire à chaque heure du jour. À partir des mesures réalisées en conditions réelles dans les rues de Brisbane et de Canberra, les scientifiques sont parvenus à reconstituer une carte de pollution sonore dont la précision est comparable à celle établie à partir d’appareils de mesure classiques (Source : MIT Technology Review). 

La startup Ambientic, issue de l’INRIA, pour sa part, vient de mettre au point , en liaison avec l'agence d'écologie urbaine de Paris et l'association Bruitparif, l’application SoundCity  destinée à suivre au cours du temps (heure, jour, mois) le degré de bruit ambiant et d’élaborer une cartographie  de la pollution sonore sur Paris, et ultérieurement sur d'autres grandes villes.SoundCity est issue du projet UrbanCivics, mené au sein de l'initiative Inria CityLab dédiée aux villes connectées (Source : techno-science).