TwitterFil Twitter

La nouvelle version d' #UnivMobile l’appli officielle des universités de Paris et d’IDF est sur #ProximaMobile
https://t.co/VxTqJOjjQY
#mEdu

Félicitations à l’astronaute Thomas Pesquet qui se rapproche de l’ #ISS: sa mission s’appellera PROXIMA ;) via
https://t.co/gjIZqDJXl7

Big Data et exploitation des données mobiles au service du développement
http://t.co/AY6PqdpYVP
#mSciences #mData

Sciences participatives: des applis mobiles collaboratives pour l’observation et le suivi des oiseaux
http://t.co/zTjakSVFTQ
#MobileDurable

Mobilité durable


Covoiturage et mobile : une alliance durable

Le web a permis à de nombreuses communautés de se développer pour mettre en place des usages qui limitent les émissions de gaz à effet de serre. Parmi ces usages, le covoiturage occupe une place de choix. Plusieurs de ces communautés proposent aux automobilistes et passagers potentiels de se retrouver sur leurs sites. Les sites de covoiturage sont pour la plupart restés liés à des communautés à dimension régionale. Cependant, la montée en puissance du covoiturage s’est accompagnée de la création de communautés nationales (voire parfois même transfrontalières).

L’usage de l’Internet mobile permet aussi à ce type de services en ligne de prendre de nouvelles dimensions. Désormais, conducteurs et passagers peuvent se retrouver instantanément au moment qu’ils choisissent et quelle que soit leur localisation.

Cela a d’abord été le cas pour le service Klaxonne.com, qui a diversifié ses activités en permettant un accès depuis les téléphones mobiles. À l’origine c’est en passant par un simple échange de SMS que les adhérents se mettaient en relation. Mais plusieurs services (dont Comuto application lauréate de l’appel à projets Proxima Mobile), ont permis d’aller plus loin dans l’usage du mobile, en enrichissant la pratique du covoiturage en accélérant et en précisant les conditions de la rencontre entre les voyageurs. Les systèmes de géolocalisation (GPS) présents dans les téléphones mobiles permettent de repérer avec précision l'endroit où se trouve l’utilisateur et de décrire le trajet le plus court pour réunir les personnes, sans qu’il soit nécessaire de saisir une adresse de rencontre.

À l'Institut Fraunhoffer, le groupe de recherche sur les systèmes de communication ouverts FOKUS (Fraunhofer-Institut für Offene Kommunikationssysteme) mène le projet OpenRide (open-ride.com/english ) pour faciliter la mise en relation, en temps réel des conducteurs avec les passagers, dans le but de fluidifier le trafic et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L'ensemble de ces systèmes devrait donc encore évoluer, en intégrant les technologies des réseaux sociaux et en s'appuyant sur des logiciels de cartographie de plus en plus performants.

La société irlandaise Avego a intégré un système de paiement électronique depuis le téléphone  du passager (les sites de covoiturage recommandent un tarif standard de 5 centimes d’euros par kilomètre).

Il est à noter que la réduction de l’impact environnemental ne constitue pas le seul attrait pour les adeptes du covoiturage. La diminution des coûts liés à la possession d'un véhicule est une motivation tout aussi importante.

Les utilisateurs des services de covoiturage contribuent à atténuer les émissions de gaz à effet de serre. En s'appuyant sur l'étude Saving oil in a hurry de l’Agence internationale pour l’Énergie parue en 2005, le site dynamique-covoiturage.com estime que dans une agglomération de l'importance de Lyon, le covoiturage éviterait « entre 5 000 et 123 000 tonnes équivalent CO2 par an ». Paris économiserait entre 29 000 et 664 000 tonnes d'équivalent CO2 par an. Dans une zone comme la dorsale de Grenoble, mal desservie par les transports collectifs, ce sont près de 96 000 tonnes d'équivalent CO2 par an qui pourraient être épargnées.

Volvo Group a mis au point une application pour iPhone qui compare les émissions de gaz à effet de serre en fonction du type de trajet envisagé, en voiture, en bus ou par covoiturage. L'utilisateur a ainsi la possibilité de fixer la quantité de CO2 qu'il ne souhaite pas dépasser et d’établir ses stratégies de trajets. Copenhague, la capitale danoise qui a accueilli la conférence de l'ONU sur le climat en décembre dernier, en a équipé ses employés municipaux. Les éditeurs d'applications de covoiturage pour téléphone mobile ne devraient pas tarder à coupler leurs logiciels avec ce type d'outils pour répondre au besoin croissant d'information des citoyens sur leur empreinte environnementale.