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Innovation


Des lunettes à réalité augmentée aux nouveaux objets connectés

<p>Des lunettes</p>
<p>à réalité augmentée</p>
<p>... aux objets connectés</p>

 

Grâce au développement des smartphones, les technologies de réalité augmentée qui permettent d’afficher des informations dans le champs visuel de l’utilisateur ont connu d’importants développements vers le grand public. Ainsi, de nombreux services géolocalisés permettent désormais d’afficher, en surimpression de l’image prise par la caméra du mobile, des informations sur les sites culturels, touristiques ou commerciaux se trouvant à proximité de l’utilisateur. Cependant, ces technologies nécessitent d’adopter une posture peu commode (bras tendu à hauteur des yeux).

Le projet Google Glass a relancé l'intérêt pour cette forme de réalité augmentée qui permet d’éviter d’avoir à consulter les terminaux mobiles traditionnels. Ainsi l’arrivée prochaine de nouvelles générations d’objets connectés pourrait encore modifier notre rapport à la réalité augmentée. Ainsi, plutôt que d’avoir à consulter un téléphone mobile ou une tablette, il deviendra possible d’utiliser des micro-écrans intégrés dans les lunettes pour afficher des informations dans le champ de vision de l’utilisateur.

Des lunettes à réalité augmentée disponibles en 2014

Google avait présenté en avril 2012 un aperçu de ce que pourraient être les usages des lunettes connectées, en répondant aux commandes vocales et en permettant à l’utilisateur d’interagir avec son environnement. Cependant, selon le cabinet AbiResearch, plusieurs étapes restent à franchir avant d’envisager une diffusion à grande échelle de lunettes de réalité augmentée : luminosité, format et esthétique des lunettes, connectivité permanente, durée des batteries. La maîtrise de l’ensemble de ces paramètres pourrait prendre encore plusieurs années. (Source : AbiResearch).

Comme les lunettes de Google, celles de la société américaine Vuzix permettent d’enregistrer des vidéos, de passer des appels, de regarder des photos ou encore de consulter ses mails. Des applications spécialement conçues pour ces lunettes sont aussi en cours de développement.

La start-up israélienne Meta, pour sa part, vient de dévoiler ses SpaceGlasses, une paire de lunettes qui permet d’interagir avec son environnement grâce à une interface holographique dans les deux verres : deux écrans translucides pouvant afficher une définition totale de 1280 x 720 pixels. Les Space Glasses intègrent aussi une caméra frontale pour la journée et un capteur infrarouge pour la nuit. En mai dernier, Meta avait recueilli 194 500 $ sur la plateforme de financement participatif Kickstarter (Source : Kickstarter).
 

Les développeurs français en pointe sur les futures applications des Google Glass

Selon les Échos, la communauté de développeurs français serait l’une des plus actives au monde, après les États-Unis et Israël : sur les 3 000 développeurs inscrits sur la plate-forme en ligne proposée par Google, près de 500 se trouveraient en France. Ces développeurs se réunissent régulièrement pour tester les rares exemplaires présents en France et échanger leurs idées. Un hackathon aura lieu prochainement à Paris pour développer, sur un week-end, de nouvelles applications pour les Glass. Plusieurs applications sont aussi en cours de développement dans le domaine des médias (journal L’Equipe ) de la santé, du sport ou encore de la cuisine, pour être guidé par exemple pas à pas dans une recette. Les secteurs de la banque et la finance, de l’habillement et de la grande distribution sont aussi présents dans ces premières expérimentations.
 

Deux sociétés françaises développent des lunettes de réalité augmentée.

La start-up rennaise Optinvent, a aussi mis au point une technologie qui permet de projeter l’information sur un ou deux verres. L'image virtuelle est reconstituée sur la rétine grâce à un guide d'ondes en plastique placé devant les yeux. Selon Optinvent, cette technologie diminuerait de manière importante le prix de ce type de lunettes. Dans un premier temps, ces lunettes devraient être destinées aux développeurs et aux professionnels (médecine, distribution, logistique, avionique, etc.) afin qu’ils puissent concevoir des applications. Elles pourraient être commercialisées auprès du grand public dans un second temps, en 2014, lorsqu’une masse critique d’applications sera disponible. Optinvent a conclu un partenariat avec la société autrichienne Wikitude, spécialisée dans les technologies de réalité virtuelle pour réaliser l’interface utilisateur de ces lunettes. Optinvent a été créée en 2007 par des anciens de Technicolor et dispose aussi des bureaux à San Francisco (Source : Engadget).

Les lunettes et les masques de réalité augmentée de la société Laster Technologies étaient initialement destinés à des usages industriels, médicaux, sportifs ou encore militaires. Laster prépare désormais un nouveau modèle de lunette de réalité augmentée connectée aux smartphones, avec un champ de vision augmentée de 25 degrés pour une image virtuelle au format SVGA. Cette société a été créée en janvier 2005 par une équipe d'experts en optique et en traitement d'images du CNRS.

Des lunettes de réalité augmentée pilotées par le mouvement du regard

À la frontière des travaux sur les interfaces de réalité augmentée et des recherches sur l’accessibilité, des chercheurs de l’institut Fraunhofer ont mis au point une paire de lunettes à affichage tête haute pour tourner les pages d’un document numérique à l’aide des mouvements des yeux. Ces lunettes de réalité augmentée intègrent une puce qui peut à la fois détecter les mouvements des yeux et transmettre des informations pour afficher un document. Elles pourraient permettre à des techniciens ou des chirurgiens de travailler tout en consultant un manuel technique, et plus généralement d’être utilisée par les professionnels qui doivent consulter des documents tout en gardant les mains libres (Source : Futura-Sciences

Couplage des lunettes et des voitures connectées

Les constructeurs automobiles travaillent, depuis une dizaine d’années au développement de « tableaux de bord » qui relieraient les diverses fonctions du véhicule et qui permettraient d’accéder à des services connectés sur Internet. Ainsi, l’essor des smartphones avait pris, il y a 6 ans, la plupart des constructeurs à contre-pied en les obligeant à repenser les interfaces et l’ergonomie des services qu’ils comptaient mettre en place à bord des véhicules. Avec l’appui des équipementiers, les constructeurs s’emploient désormais à intégrer les smartphones dans leurs véhicules. Cette intégration devrait aussi permettre de développer de nouveaux services pour les conducteurs comme pour les passagers.

L’apparition des lunettes connectées confronte désormais les constructeurs à des nouveaux défis en termes d’intégration ergonomique des fonctions du véhicule mais aussi en termes de développement de nouveaux services d’information du conducteur, d’assistance à la conduite ou encore de sécurité du véhicule.
Le constructeur automobile Tesla Motors fut le premier à mettre au point une application qui relie les lunettes et l’électronique embarquée de la Model S. L’application Glass Tesla permet ainsi de démarrer ou d’arrêter la charge électrique, de vérifier si les portes, le coffre ou le toit ouvrant sont ouverts et fermés, d’obtenir les informations permettant de retrouver son véhicule, d’ouvrir ou de fermer les portes, de klaxonner ou d’allumer les phares… La société Tesla Motors dont Elon Musk est le président du conseil d'administration compte parmi ses actionnaires les deux cofondateurs de Google Sergey Brin et Larry Page. Tesla Motors et Google travaillent aussi conjointement au développement d’une voiture électrique sans conducteur (Source : Wired).

Mercedes, qui possède aussi des bureaux dans la Silicon Valley à proximité du siège de Google, travaille également à l'intégration des Google Glass au sein des systèmes de navigation embarquée de ses futurs modèles. Le constructeur allemand a ainsi développé une solution de « navigation porte à porte ». Le principe de ce service est de rendre transparentes pour l’utilisateur les différentes phases de navigation entre le domicile et la voiture puis dans la voiture elle-même). Cette technologie permettrait de transférer une adresse de destination depuis les lunettes directement sur le GPS de la voiture quand le conducteur monte à bord, et inversement, de façon à pouvoir bénéficier d'un guidage de porte à porte quand il repasse en mode piéton.

En raison des risques de distraction que les informations affichées dans les lunettes pourraient constituer pour les conducteurs, ni Tesla, ni Mercedes n’envisagent pour l’instant d’utiliser les Google Glasses pendant la conduite. Certains pays, comme le Royaume-Uni, envisagent même d'interdire l'utilisation des Google Glass pour les conducteurs automobiles (Source : Voiture du futur).

Des lunettes aux lentilles de contact

L’attention des chercheurs se déplace désormais vers l’intégration de dispositifs de réalité augmentée dans les lentilles de contact. Le Département américain de la Défense a ainsi commandé à la société Innovega un prototype de lentille de contact avec système d'affichage intégré.
La technologie iOptiks que développe cette société permet de projeter des images directement sur la rétine de leur porteur, sans gêner sa vision. Celui-ci percevra ces images comme si elles étaient projetées sur un écran géant de 6m de diagonale observé à 5 mètres de distance. Ces lentilles pourraient ainsi transmettre aux soldats leur ordre de mission ou encore les positions ennemies repérées en altitude. Le premier prototype devrait voir le jour d'ici la fin de l'année 2014. Des tests médicaux sont en cours aux États-Unis afin d'obtenir une autorisation de mise sur le marché, avec une disponibilité annoncée vers la fin de l’année 2014. De nombreuses applications civiles de ces technologies seraient aussi envisagées, notamment dans le domaine des jeux vidéo (Source : Acuité). 

Des lunettes destinées aux malvoyants

Les chercheurs de l’université d’Oxford ont conçu une paire de lunettes qui permet d’améliorer l’acuité visuelle des personnes malvoyantes. Une équipe libanaise travaille au projet Butterfleye, des lunettes de natation qui permettraient à un nageur de connaître précisément son rythme cardiaque tout au long de l’effort. Dotée de capteurs qui mesurent le rythme cardiaque du nageur, la lunette guide l’effort du nageur grâce à un système de lumières (rouge si le rythme cardiaque est trop élevé ; vert s’il est adapté ; jaune s’il peut accélérer).

Les chercheurs britanniques de l’Imperial College à Londres travaillent à la conception d’un dispositif qui pourrait permettre aux personnes souffrant de maladies comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson ou encore les victimes de traumatismes de la moelle épinière d’interagir avec un ordinateur par leurs seuls mouvements des yeux. Ce dispositif est composé de lunettes sur laquelle sont fixées des caméras vidéo rapides utilisées pour les jeux vidéo. Ces caméras permettent de déterminer où se fixe le regard, afin de contrôler un pointeur sur l’écran. Ces technologies d’analyse des mouvements oculaires initialement destinées aux handicapés moteurs ou à des usages professionnels spécifiques pourraient, à terme, être intégrées à des terminaux généralistes.

Des ingénieurs de la société AlchemyAPI, spécialisée dans la reconnaissance de textes et d’images, ont imaginé, quant à eux, un autre usage pour les Google Glass. Dès lors que celles-ci filment ce qui se trouve dans le champ de vision de l’utilisateur, il devrait être possible d’utiliser des algorithmes pour reconnaître ce que la camera « voit ». Le prototype qu’ils ont mis au point transmet les photos ou les vidéos captées par la caméra vers des ordinateurs équipés d’un logiciel de reconnaissance d'image. Celui-ci renvoie, avec un léger délai, sa meilleure évaluation des formes, plantes ou objets qu’il a reconnus. Il restitue son « verdict » oralement ou l’affiche sur le micro-écran lunettes. Ces systèmes de reconnaissance d'images font appel aux techniques d’apprentissage en profondeur (Deep learning), une branche de l’intelligence artificielle qui simule, via des réseaux neuronaux artificiels, le fonctionnement du cerveau humain pour traiter des données (Source : MIT Technology Review).

Des implications pour la vie privée

Les lunettes connectées soulèvent des inquiétudes en termes de protection de la vie privée. Dans une lettre publique adressée au PDG de la firme, Larry Page, le commissaire de la CNIL canadienne et 36 autres autorités chargées de protéger les données personnelles ont fait part de leurs craintes sur la protection de la confidentialité de ces lunettes connectées. L'une de leurs principales préoccupations est que les personnes puissent se servir de ces lunettes pour réaliser des films et des enregistrements sur d'autres utilisateurs. Pour mieux comprendre le fonctionnement des lunettes, les commissaires posent une série de questions aux responsables de la société Google dans leur lettre. Ils veulent savoir de quelle manière les Glass se conformeront aux lois sur la protection des données et quelles sont les informations qui peuvent y être collectées et demandent des explications sur l'usage des données, et si elles seront ou pas partagées avec des tiers. « Nous aimerions connaître les conséquences d'un tel outil sur la vie privée et les mesures que vous avez prises pour faire en sorte que les droits à la vie privée des individus soient respectés partout dans le monde ».
 

Les technologies de lunettes connectées devraient, dans un premier temps, concerner l’univers professionnel. De nombreuses professions étudient en effet la possibilité d'adapter cet outil, depuis la première utilisation pour une opération chirurgicale en juin 2013 à la récente acquisition de deux exemplaires des lunettes par la police de New York.

L’adoption par un public plus large et l’utilisation banalisée des lunettes connectées dans la vie quotidienne rencontreront une série de limitations tant sociales que légales, à commencer par l’interdiction de filmer dans certains lieux, comme les casinos. (Source : Ambassade de France aux États-Unis/Adit).

 

Voir aussi :

Une appli pour lunettes connectées qui leur permet de reconnaître ce qu’elles "voient"

Des lunettes de réalité augmentée pilotées par le mouvement du regard

Lorsque la réalité augmentée rencontre la vie quotidienne

Réalité augmentée et nouveaux objets connectés

Contrôler un ordinateur ou un mobile avec les yeux

Couplage des lunettes et des voitures connectées

Réalité augmentée : la nouvelle frontière entre réel et virtuel