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Vie locale


Essor des ONG numériques humanitaires

<p> </p>
<p>L'essor des ONG</p>
<p>numériques humanitaires</p>

A l’occasion des catastrophes (Haïti, Sri Lanka, Philippines, Pakistan, Chili) et des crises humanitaires (Kenya) ou sanitaires (Ebola), on a vu au cours des dernières années des développeurs et des communautés numériques (comme celle d’OpenStreetmap) se mobiliser, bénévolement et dans l’urgence, pour cartographier les zones concernées ou mettre au point des logiciels ou des applications mobiles.

Un mouvement appelé « CrisisCommons » (ainsi que les « Crsisi Camps », sur le modèle des Barcamps) s’est développé à l’occasion de ces crises, il rassemble les compétences des développeurs, des cartographes et des citoyens pour les mettre au service de l’humanitaire d’urgence.

Parfois décontenancées, dans un premier temps, par l’irruption de ces nouveaux acteurs, les agences humanitaires des nations Unies (FAO, OMS, Unicef, HCR) comme les ONG humanitaires (Croix rouge, Médecins sans frontières, Mercy Corps), le plus souvent sous-équipées en compétences numériques ou habituées à travailler avec des sociétés de service informatique, agences et ONG humanitaires ont vite pris la mesure de la réactivité et de l’efficacité de ces équipes et noué des relations avec elles.

Ces échanges et ces coopérations se sont formalisés au travers de « Crisis Camps » (qui permettent d’établir ou de compléter la couverture cartographique des zones touchées, en y localisant notamment les établissements de santé, les écoles ou encore les points d'eau), puis au travers de « hackathons ».  

Afin de capitaliser l’expertise constituée a l’occasion de ces interventions, de maintenir et améliorer les logiciels et les applications, un certain nombre de ces équipes et de ces collectifs ont entrepris de se structurer et même de se professionnaliser. Des ONG numériques humanitaires ont ainsi vu le jour pour apporter leur concours aux opérations, à la demande des agences humanitaires ou en coordination avec elles. Comme les ONG « traditionnelles », elles recueillent fonds auprès des entreprises et des citoyens.

Certaines d’entre elles sont africaines, comme Ushahidi, la plupart d’entre elles sont anglo-saxonnes :

  • International Network of Crisis Mappers (cartographie d’urgence)
  • Connected Development-CODE (outils de communication de crise),
  • Humanitarian OpenStreetMap Team (cartographie d’urgence)
  • Disaster Tech Lab (télécommunications d’urgence)
  • Standby Task Force (cartographie d’urgence)
  • CrisisCommons (cartographie d’urgence)
  • Humanity Road (soutien aux populations et reunification des familles)
  • PeaceGeeks (organisation de hackathons)
  • Info4Disasters (gestion des opérations d’urgence)Geeks Without Bounds

Geeks Without Bounds (accelerateur de projets humanitaires, au travers, notamment de l’organisation de hackathons)

La France compte aussi plusieurs ONG humanitaires numériques.


Telecom sans frontières (TSF)

TSF a été créée en juillet 1998 par des humanitaires qui avaient constaté les difficultés de coordination des équipes de secours dans des zones où les réseaux de communications étaient souvent saturés ou détruits. TSF a ouvert son premier Centre Télécoms à disposition de tous les acteurs humanitaires en 2001 au Nord de l’Afghanistan. La priorité de TSF est d'atteindre les zones affectées et d'installer des connexions le plus rapidement possible, dès les premières heures de l'urgence.
La structure actuelle de TSF - trois bases opérationnelles sur trois continents, au Nicaragua, en France et en Thaïlande ainsi qu’une représentation aux États-Unis – lui permet d’intervenir n’importe où dans le monde en moins de 24 heures. Depuis 2006,TSF est le premier répondant pour le Cluster des télécommunications d'urgence des Nations Unies.

En 15 ans, TSF est intervenu dans plus de 60 pays sur les cinq continents et a offert son aide à des centaines de milliers de victimes et à plus de 800 ONG, gouvernements et agences des Nations Unies. La durée moyenne d’un déploiement est de 47 jours, jusqu’au rétablissement des moyens de télécommunication, jusqu'à ce que les agences des Nations Unies ou les organisations humanitaires mettent en place leurs propres moyens télécoms ou jusqu'à la passation de la gestion d’un centre télécoms à une autre organisation. Son siège est à Pau.

Au Népal, TSF est présent, en collaboration avec Médecins du Monde (MdM), et met en place un système de collecte de données mobile permettant aux professionnels de santé d’accélérer la détection d’épidémies en collectant des informations directement depuis le terrain. TSF a équipé les médecins de smartphones dotés d’une application de collecte de données, facilitant ainsi l’envoi des rapports quotidiens depuis des zones isolées grâce aux communications satellitaires.

TSF a mis en place 4 centres d’éducation à distance destinés aux enfants syriens : dans les camps de réfugiés d’Al Salama et A’zaz en Syrie et dans deux écoles en Turquie. Tout au long de l’année scolaire 2014-2015, TSF a accueilli chaque mois 1621 enfants. TSF a été contraint de fermer le centre pour enfants réfugiés qu’il avait ouvert en Irak

CartONG

Fondée en 2006, CartONG promeut l'utilisation des SIG (Systèmes d'Information Géographique) pour améliorer la collecte et l'analyse des données pour l'aide humanitaire d'urgence et le développement de programmes à travers le monde. CartONG permet aux organisations d'aide humanitaire d'urgence et de développement, ainsi qu'aux gouvernements locaux, de gérer leurs données existantes, d'intégrer de nouvelles données et de les utiliser pour définir des projets et suivre les progrès et impacts de programmes existants.
Son siège est à Chambéry.

Quand un premier foyer Ebola est apparu en Guinée en mars 2014, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) et de la Croix Rouge se rendant compte qu’elles manquaient de données détaillées pour localiser sur la carte les différents cas (suspectés, décédés, atteints…) avaient sollicité CartONG pour réunir des images satellites et dresser des cartes détaillées.

Après avoir formé les personnels du HCR a la gestion de données opérationnelles ainsi que la formation sur la gestion de l’information d’urgence, CartONG assure actuellement pour le compte du HCR la mise à jour des données sur les déplacements de population pour le dispositif de Réponse Régionale aux Réfugiés Syriens vers le Liban, la Jordanie, la Turquie et l’Irak. 

VISOV-Volontaires internationaux en soutien opérationnel virtuel

La veille de crise sur internet peut contenir des données extrêmement précieuses et vérifiables sur l’avancée d’une catastrophe, d’un épisode climatique violent ou encore d‘une crise sanitaire. C’est à cette veille de crise que se consacrent depuis 2012 les « Volontaires internationaux en soutien opérationnel virtuel », des médecins, pompiers, informaticiens, développeurs, et radioamateurs dont le noyau fondateur est basé en Lorraine. Première communauté virtuelle francophone de volontaires numériques au service de la sécurité civile, Visov promeut l’utilisation accrue des « médias sociaux en gestion d’urgence » (MSGU).

Visov s’est fait connaître à l’occasion de la crise Ebola : ses membres avaient relevé, les cas en temps réel en Guinée en passant en revue les médias et les réseaux sociaux, les avaient organisés et géolocalisés sur une carte OpenstreetMap : des indications précieuses pour guider les médecins et saluée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
 

Voir aussi

Le mobile outil de prévention des crises humanitaires

Ushahidi classée parmi les 10 ONG les plus performantes

Une boutique d’applications mobiles pour le développement et l’assistance humanitaire

Mobilisation de la communauté OpenStreetMap pour cartographier les zones touchées par Ebola

Des applications mobiles au service de la lutte contre le virus Ebola

Ebola : rassembler des données pertinentes pour apporter des réponses nouvelles à l’épidemie

Des innovations sociales et technologiques liées au recyclage des mobiles