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Technologie et Innovations - Actualités

Le système d’exploitation mobile alternatif Sailfish à la conquête des pays émergents

Vendredi 5 juin 2015 - Catégorie(s) : Technologie et Innovations.

 

La société finlandaise Jolla, à l’origine d’un système d’exploitation alternatif, Sailfish OS, se positionne comme la principale alternative à Android et déploie une stratégie originale en direction des BRICs : Russie, Inde, Brésil, Afrique du Sud et Chine.

Soucieux de s’affranchir de la suprématie d’Android, à la fois pour préserver leur souveraineté en matière de communications mobiles et pour développer une industrie nationale dans le domaine des terminaux, les gouvernements de ces pays prêtent une attention croissante aux propositions de la société Jolla.

Des anciens cadres de Nokia

Sailfish OS est un système d'exploitation pour plateformes mobiles, par des anciens cadres de Nokia regroupés au sein de la start-up Jolla. Lorsque Nokia prit la décision de concentrer son activité autour de Windows Mobile, abandonnant ainsi toute ambition dans le domaine des systèmes d’exploitation mobiles, ils entreprirent de relancer le projet de système d’exploitation Meego, Initialement mis au point par Intel et Nokia, Meego avait été abandonné par Nokia au profit de Windows Phone.

La start-up finlandaise a conçu un smartphone et une tablette pour démontrer les capacités de Sailfish mais son objectif central est de constituer une alternative à Android à l’intention des fabricants de terminaux et des distributeurs. Jolla envisage de fournir son OS gratuitement aux fabricants mais commercialisera des licences pour certaines fonctionnalités du système d'exploitation ainsi que pour son interface utilisateur, elle-même protégée par des brevets.

Pour éviter d’avoir à bâtir son propre écosystème d’applications, les developpeurs de Jolla ont fait en sorte que Sailfish soit à 100 % compatible avec le système d’exploitation Android. Cette compatibilité signifie que les utilisateurs pourront installer n’importe quelle application Android sur leur terminal Sailfish OS et bénéficier, d’emblée, d’un catalogue de plus d’un million d’applications.

Le magasin d’applications de Google, Play Store, étant réservé aux seuls appareils sous Android, Jolla devait proposer à ses utilisateurs un magasin d’applications alternatif « par défaut » : Jolla a retenu en novembre 2013 la boutique applicative de la société russe Yandex (plutôt qu’Amazon App Store ou F-Droid).

Jolla avait franchi en décembre 2013 une première étape en commercialisant son premier smartphone, baptisé du nom de la société. Fin 2014, Jolla s’était tournée fin 2014 vers la plateforme de financement participatif Indiegogo pour lancer une tablette : plus de 21000 contributeurs lui avaient permis de réunir 2,5 millions $ (prés de 5 fois l’objectif initial). Ses terminaux en vente en Europe via le site officiel de Jolla, au Kazakhstan par Mobile Invest et à Hong Kong par l’opérateur 3 Hong Kong. Et désormais en Inde : le smartphone y est commercialisé  par le site marchand indien Snapdeal à 210 euros.

Vers un Sailfish africain 

Dans sa quête de partenaires, Jolla s’est tournée vers les pays émergents « pour créer des solutions régionales qui intègrent les services locaux ». Jolla s’adresse aux grands acteurs régionaux du commerce électronique. Ils recherchent, selon Jolla, « des moyens de se différencier dans le mobile, sans devoir se lancer dans la fabrication, ni de supporter le cout élevé de conception et d’évolution d’une version dérivée d’Android (« fork »), comme le fait Amazon pour Fire OS). »

Jolla vient d’annoncer un partenariat en Afrique du sud pour lancement prochain d’une version de Sailfish OS destinée à l’Afrique.

La Russie adopte Sailfish OS

La démarche de Jolla semble aussi rencontrer un écho en Russie. Le ministre Russe des télécommunications, Nikolay Nikiforov, s’était rendu lui même sur place pour promouvoir Sailfish OS auprès des représentants du gouvernement sud-africain). Appelant à une "démonopolisation de l'écosystème numérique mondial», il avait annoncé en février 2014 que le gouvernement russe encouragerait les développeurs russes à porter leurs applications Android vers les systèmes d’exploitation Tizen (Samsung) et Sailfish.

Le ministère russe des communications aurait ainsi expertisé en 2014 plusieurs systèmes d’exploitation mobiles alternatifs, pour détecter d’éventuelles « portes dérobées » : il a finalement retenu Sailfish OS. Contrairement à de nombreux commentaires de presse, le gouvernement russe n’envisage pas de créer son propre système d’exploitation mobile à partir de Sailfish. C’est Sailfish qui décline en Russie, sa stratégie de « localisation ».

Le capital de Jolla s’élèverait à 50 millions $, dont 20 millions $ levés au cours des six derniers mois. La société est détenue aujourd’hui par des investisseurs finlandais, une société d’investissement russe, ESN Group (liée au secteur énergétique) et un distributeur chinois d’équipement électronique grand public, China Fortune (Source : ZDnet)

 

Voir aussi :

Les ambitions de la Russie dans les technologies mobiles (2) 

Succès de la campagne de financement pour la tablette Jolla

Opérateurs et constructeurs (toujours) à la recherche d’OS alternatifs pour les terminaux mobiles