TwitterFil Twitter

La nouvelle version d' #UnivMobile l’appli officielle des universités de Paris et d’IDF est sur #ProximaMobile
https://t.co/VxTqJOjjQY
#mEdu

Félicitations à l’astronaute Thomas Pesquet qui se rapproche de l’ #ISS: sa mission s’appellera PROXIMA ;) via
https://t.co/gjIZqDJXl7

Big Data et exploitation des données mobiles au service du développement
http://t.co/AY6PqdpYVP
#mSciences #mData

Sciences participatives: des applis mobiles collaboratives pour l’observation et le suivi des oiseaux
http://t.co/zTjakSVFTQ
#MobileDurable

Institutions - Actualités

Google : la Commission européenne enquête de sur d’éventuels abus de position dominante du système d’exploitation mobile Android

Lundi 20 avril 2015 - Catégorie(s) : Institutions.


Après une longue enquête, la Commission européenne vient de conclure que le moteur de recherche Google favorise systématiquement son propre comparateur de prix dans ses pages de résultats. La Commission européenne a annoncé, à cette occasion, qu’elle ouvre une nouvelle enquête officielle contre Google, mais cette fois sur son système d’exploitation mobile Android.

« L’examen portera essentiellement sur la question de savoir si Google a conclu des accords anticoncurrentiels ou a commis un éventuel abus de position dominante dans le domaine des systèmes d’exploitation, applications et services relatifs aux dispositifs mobiles intelligents », précise la Commission européenne. « Android est un système à code source libre, ce qui signifie qu’il peut être librement utilisé et développé par n'importe qui. La majorité des fabricants de smartphones et tablettes utilisent le système d’exploitation Android en combinaison avec un éventail d’applications et de services propriétaires de Google. Ces fabricants concluent des accords avec Google afin d'obtenir le droit d’installer des applications de Google sur leurs appareils Android. L’enquête approfondie de la Commission visera à déterminer si Google a violé les règles de l'UE en matière d'ententes et d'abus de position dominante en entravant le développement et l’accès au marché des systèmes d’exploitation, applications et services concurrents pour appareils mobiles, au détriment des consommateurs et des développeurs de services et produits innovants ».

Selon Margrethe Vestager, la commissaire européenne chargée de la politique de concurrence, « les smartphones, tablettes et autres appareils similaires jouent un rôle de plus en plus important dans la vie quotidienne de nombreuses personnes et je veux faire en sorte que les marchés de ce secteur puissent prospérer sans contraintes anticoncurrentielles imposées par quelque société que ce soit.» (Source : Commission européenne) http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-4780_fr.htm
La société portugaise Aptoide, qui édite une boutique d’applications pour Android, avait déposé en juin 2014 une plainte devant la Commission Européenne pour abus de position dominante. Aptoide reproche à la société Google d’installer des barrières à l’entrée de son système d’exploitation afin d’inciter les utilisateurs à passer par le PlayStore plutôt que par une autre boutique d’applications. Selon Aptoide, les mises à jour successives d'Android ont rendu de plus en plus compliquée pour l’utilisateur l’installation d’applications hors du Google Play Store. Quatre usagers sur cinq y arrivaient avec Android 2.1 : ls ne seraient plus que 20 % avec Android 4.0. Aptoide assure à ce jour détenir un peu plus de 200 000 applications et approcherait les 900 millions de téléchargements. (Source : The Wall Street Journal).

Début 2013, Bruno Lasserre, le président de l'Autorité de la concurrence annonçait s’intéresser à l'écosystème fermé des applications mobiles. « Nous allons vérifier que les fabricants de terminaux et les géants du Net n'imposent pas, par la présence d'applications ou des contraintes tarifaires, des usages de consommation captifs. Il faut veiller à ce que les consommateurs ne soient pas enfermés dans de nouveaux monopoles ».
Le Conseil national du Numérique (CNN) s’interrogeait sur l’usage qu’aurait fait Google de sa boutique d’applications GooglePlay pour dissuader certains constructeurs asiatiques d’utiliser des versions dérivées (« forks ») d’Android. Selon le CNN, « les applications doivent pouvoir être techniquement accessibles, ce qui pose la question de l’interopérabilité des systèmes d’exploitation ainsi que de leur disponibilité dans les stores ». Il attend de l’autorité de concurrence qu’elle se prononce « sur le fait que les entreprises ne favorisent pas systématiquement leurs propres applications, pré-installées ou référencées ». (Source : Conseil national du Numérique).

Selon Kantar Worldpanel ComTech, Google détient 69,9% du marché des systèmes d’exploitation mobiles en Europe.

 

Voir aussi :

Opérateurs et constructeurs (toujours) à la recherche d’OS alternatifs pour les terminaux mobiles juin 2014

Vers un système d’exploitation mobile chinois (2)

Opérateurs et constructeurs à la recherche d’OS alternatifs pour les terminaux mobiles

Le système mobile de Mozilla Boot to Gecko devient Firefox OS

Débats et initiatives autour de la « loyauté » des magasins d’applications

Protection des consommateurs européens contre les achats « surnuméraires » dans les jeux sur mobiles

Protection des consommateurs européens contre les achats « surnuméraires » dans les jeux sur mobiles

Débats et initiatives autour de la « neutralité » des magasins d’applications