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La rencontre du vélo et des technologies mobiles

<p>La rencontre du vélo</p>
<p>et des technologies</p>
<p>mobiles</p>
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La rencontre entre la vénérable bicyclette, dont l’invention remonte au début du XIXe siècle, et les plus récentes technologies mobiles commence à transformer les modes de vie des citoyens. Ainsi, qu’il s’agisse d’utiliser la géolocalisation pour découvrir des lieux touristiques, d’optimiser ses trajets ou encore de développer le vélopartage, les liens entre les deux inventions se font chaque jour plus étroits.

Le vélo reste en effet l’un des moyens de transport mais aussi l’un des loisirs et les plus populaires en France. Ainsi, 23 à 25 millions de Français (de 4 ans et plus) – soit 40 % de la population – déclarent avoir une pratique régulière du vélo. Il représentait en 2009 environ 3 % des déplacements. Certaines villes souhaitent faire passer la part du vélo à 10 % des déplacements effectués. (Source : Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement)

L’essor du vélopartage

Les systèmes de vélos en libre-service (VLS), créés au Danemark au milieu des années quatre-vingt-dix, se sont progressivement étendus dans les villes européennes puis dans le reste du monde. Il existe aujourd’hui en France une trentaine de systèmes de vélos partagés, comptabilisant plus de 60.000 vélos en libre-service. Les VLS se basent sur le partage d’infrastructures (bornes, vélos) entre les citoyens : ils s’associent de plus en plus aux autres moyens de transport. Ces systèmes tirent désormais parti des technologies mobiles pour aider leurs usagers à connaître la disponibilité des vélos, identifier des places libres dans les stations, gérer leur compte personnel et suivre le coût des leurs locations.

Certaines de ces applications sont directement proposées par les opérateurs de vélopartage : Bixi à Montréal ou Jean-Claude Decaux avec AllBikesNow) pour les villes d’Aix en Provence, Amiens, Besançon, Bruxelles, Cergy, Dublin, Luxembourg, Lyon, Marseille, Mulhouse, Nancy, Nantes, Paris, Plaine Commune, Rouen, Séville, Santander et Toulouse.

À Paris, la ville propose sa propre application. Dans d’autres villes, comme Nice (VeloBleu), les applications sont proposées par des sociétés ou des développeurs indépendants. À Rennes, la mise à disposition des données relatives au système Velo Star (position des stations, disponibilité des places libres et vélos en stations et en temps réel...) a déclenché jusqu’ici le développement de treize applications tierces qui permettent aux usagers de choisir celle dont l’ergonomie leur convient le mieux.

Bloquer et débloquer son vélo

Une nouvelle génération de systèmes VLS (vélos en libre service) utilise les technologies mobiles pour coordonner intégralement les réseaux de vélopartage. À New York, Sobi (Social Bike) combine un boîtier fixé à l’arrière des vélos (connecté à un serveur central et équipé de GPS et d’un système de verrouillage) et les fonctionnalités des smartphones. Sobi permet aux usagers de localiser, verrouiller et déverrouiller (un code de déverrouillage leur est envoyé par SMS) les vélos et d’effectuer les paiements par mobile. Sobi élimine le besoin d’infrastructures de stations dédiées et présenterait un coût d’installation environ quatre fois inférieur. Un système du même type, Call-a-Bike est opérationnel à Berlin. En France, Veloway cherche à s’affranchir des infrastructures lourdes et des travaux de voirie avec des stations modulables faciles à installer et à déplacer.

Vélo et multimodalité

La mobilité urbaine est désormais multimodale. Les applications Mobiville ou iBordeaux permettent de calculer le meilleur itinéraire pour son trajet « porte à porte », en combinant tous les moyens de transport disponibles, vélo inclus.

Aux États-Unis, l’autorité de transport de San Francisco, soucieuse de mieux intégrer le vélo dans ses projets d’infrastructures, a mis au point l’application CycleTracks pour enregistrer les parcours et les horaires des cyclistes. Modélisées, ces données devraient permettre d’adapter l’offre de pistes cyclables à la réalité des déplacements urbains.

Du tableau de bord à l’ordinateur embarqué

Le calcul d’itinéraire et le guidage GPS ont donné lieu à la création de nombreuses applications destinées à l’optimisation des trajets ou à la découverte d’itinéraires. Géovélo assure le calcul d'itinéraire et le guidage à vélo de façon sécurisée et personnalisée, en mettant l’accent sur les pistes cyclables. L’application bTwinMaps permet de sélectionner parcours de randonnée existants mais aussi de créer ses propres itinéraires et de les partager. Plusieurs offices de tourisme incorporent désormais des parcours de VTT dans leurs guides mobiles.

Dans un registre plus sportif, des applications comme Vélotrac ou Cyclemeter enregistrent en continu la durée, la distance, l'altitude et le rythme des sorties : ces données sont restituées sous formes de cartes, de graphiques et de calendriers. Elles permettent de connaître les distances parcourues (par jour, semaine, mois et année), de comparer ses performances sur des parcours déjà effectués et de partager ses itinéraires. Elles calculent la vitesse pendant le trajet. Les données enregistrées dans le profil du cycliste lui permettent de suivre sa progression sur le long terme. (Source : LondonCyclist)

La sophistication de certaines de ces applications transforme le smartphone en un véritable ordinateur embarqué. À terme, les Vélos à Assistance Électrique (VAE) pourraient incorporer le smartphone pour afficher l’état de la batterie, les données de navigation, la vitesse, la température, ainsi que le rythme cardiaque.


En combinant la géolocalisation aux plus récentes évolutions des capteurs, les vélos pourraient devenir un auxiliaire précieux à l’élaboration de politiques environnementales. Ainsi, les chercheurs du MIT travaillent à la mise au point d’une roue dotée de capteurs pour enregistrer la pollution, le bruit, l’humidité, la température ambiante et l’état des chaussées. Dotée de la technologie Bluetooth, cette roue (appelée roue de Copenhague) affiche toutes ces données sur l’écran du smartphone. L’usager peut alors décider, comme à San Francisco, de les partager de façon anonyme avec la municipalité pour l’optimisation des déplacements ou pour aider à établir la cartographie des risques auxquels sont confrontés leurs usagers.


Applications labellisées Proxima Mobile :


Géovélo Mobile
Rennes en Roue Libre 
Vélo Bleu Nice 

Voir aussi les actualités suivantes :

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