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Les applications mobiles au service de la maîtrise de l'énergie

<p>Les applications mobiles</p>
<p>au service</p>
<p>de la maîtrise de l'énergie</p>

Les usagers considèrent désormais les terminaux mobiles (tablettes ou smartphones) comme les outils  privilégiés pour le contrôle des fonctions domotiques et en particulier pour la maîtrise de la consommation d’énergie (HD Living). Les dispositifs « classiques » de contrôle ou de programmation des appareils domestiques ont en effet été considérés jusqu’ici comme peu ergonomiques par les usagers. Les terminaux mobiles offrent aux usagers 2 avantages cruciaux : ils possèdent une interface unifiée qui est devenue familière à l’ensemble des usagers de services Internet et bientôt pour la connexion des autres appareils domestiques. De plus, le recours aux terminaux mobiles donne la possibilité à des start-ups spécialisées de développer des applications dotées d’interfaces plus ergonomiques. Ce déficit ergonomique explique en grande partie les difficultés rencontrées par les fournisseurs de technologies domotiques pour diffuser leurs solutions auprès des particuliers.

En matière d’optimisation de la consommation d’énergie, plusieurs générations de services ont été développées. Dans un premier temps, les opérateurs (distributeurs, fournisseurs d’énergie, producteurs, constructeurs d’appareils électriques), ont créé des services qui permettaient d’informer les usagers sur les mesures d’optimisation de la production et de la distribution et de la consommation (Energysave123). L’application Étiquette énergie mise au point par EDF permet ainsi d’estimer la consommation énergétique des appareils électriques. Cette application fonctionne en «scannant» l’étiquette énergie d’un appareil et en introduisant quelques données complémentaires (sur la fréquence d’utilisation de l’appareil et le type de contrat énergétique). Le logiciel affiche alors une estimation personnalisée de la consommation électrique de l’appareil, du coût engendré, du CO2 émis et des conseils pour chaque classe de produits afin d’en réduire la consommation.

L’application éCO2mix mise au point la société responsable du réseau de transport d'électricité (RTE), permet aussi de visualiser la consommation d’électricité en France (en mégawatts) et la contribution des différentes filières à sa production : nucléaire, hydraulique, gaz, fioul, charbon, éolien. Pour chacune de ces filières, éCO2mix affiche les émissions de CO2 correspondantes. À terme, ces applications devraient donner aux utilisateurs comme aux distributeurs, les moyens de mesurer la redistribution locale entre les différentes sources d’énergie.
 

Plus récemment, une deuxième approche en matière d’optimisation énergétique a été développée. Elle repose sur la capacité des consommateurs à suivre et à adapter eux-mêmes leur consommation. Si le principal poste de consommation reste celui du chauffage, la multiplication des équipements domestiques est à l’origine d’une hausse rapide de la consommation électrique. Ainsi, le quart de la consommation d’un bâtiment pourrait être économisé en éteignant les appareils fonctionnant inutilement. D'après les associations «Global Chance» et «négaWatt», la réduction des consommations inutiles sur l'informatique et l'électroménager permettrait d'économiser l'équivalent de la production de trois à quatre réacteurs nucléaires dans le seul secteur résidentiel, soit de 20 à 30 térawatt-heures par an. (Source : Alternatives Économiques). La surconsommation des foyers serait en effet pour une large part liée, au manque d’information précise et actualisée sur la consommation des dispositifs électriques. Les observations effectuées dans le cadre du projet européen Digital Environment Home Energy Management System (DEHMS) ont montré que les consommateurs réduisaient leur consommation d'énergie en moyenne de 8% lorsqu’ils disposent d'un «tableau de bord» sur leur utilisation de l'énergie.

Des boîtiers reliés au smartphone pour contrôler la consommation

Les terminaux mobiles peuvent aussi devenir des télécommandes permettant de programmer le déclenchement des appareils électriques au travers de boîtiers connectés (sur le modèle des «box» proposées par les fournisseurs d’accès internet) . Cela permet par exemple de mettre en marche des appareils aux heures de moindre consommation et donc à moindre coût.

Avant que ne soit déployé le compteur électrique Linky, Edelia, filiale d’EDF, et plusieurs startups françaises (Ijenko, Watteco, Actility, LifeDomus) ont mis au point leur propre box. La box Ijenko permet de suivre sa consommation électrique globale et par appareil. Des alertes SMS peuvent être envoyées aux habitants d’un logement pour les inciter à consulter les données sur un site où s'affichent Kilowatts-heure, euros et émissions de CO2. Depuis le terminal mobile, l’utilisateur peut aussi baisser le niveau de son chauffage lorsqu’il quitte son domicile et de le remettre en route à distance lorsqu’il s’apprête à rentrer.
 

La société Lifedomus a aussi conçu une box connectable à l’ensemble des équipements domestiques. Le paramétrage et le pilotage du système s’effectuent à travers une interface graphique reproduisant les différentes pièces et appareils de la maison. Cette interface est accessible sur le PC ainsi que sur les tablettes ou smartphones. Le logiciel détermine alors une « stratégie énergétique », basée sur l’historique de la maison. Des programmes automatiques de régulation peuvent alors être mis en place : extinction automatique d’appareils, baisse du chauffage ou optimisation de l’éclairage. À terme, l’application pourra même simuler l’impact énergétique de différents scénarios d’équipement et indiquer au consommateur les économies qu’il réaliserait en échangeant un appareil actuel contre un nouveau plus performant.


Thermostats intelligents et capteurs connectés au smartphone

Un ancien ingénieur de la société Apple ou il a dirigé la conception de l’iPhone, a conçu le thermostat intelligent Nest. Ce thermostat est capable d’ajuster automatiquement la température de la maison, en combinant les données issues de capteurs et en analysant les préférences de l’utilisateur. Par la suite, l’utilisateur peut aussi analyser l’impact des différents modes de consommation sur la facture énergétique. Là encore, il est possible de contrôler ce thermostat à distance via un smartphone, un ordinateur ou une tablette.
 

La société américaine Allure Energy a mis au point une application mobile qui ajuste le chauffage selon que l’utilisateur est proche (ou éloigné) de son domicile. Exploitant le GPS du smartphone, l’application diminue le chauffage en hiver quand l’utilisateur s’éloigne et l’augmente quand il s’en rapproche. Au domicile de l'utilisateur, le terminal de consultation connecté aux différents appareils domestique EverSense se résume alors à un écran tactile qui remplace les thermostats habituels à l'instar du système Nest.


Vers des interfaces de programmation (API) ouvertes

La start-up française GridPocket a mis au point une plateforme logicielle de gestion énergétique destinée aux distributeurs d'énergie. Elle permet de proposer aux clients des solutions de maîtrise de la consommation d'électricité via une interface web ou mobile. GridPocket a développé un module logiciel embarqué de contrôle des appareils de la maison (radiateurs électriques, frigidaires, machines à laver, etc.) qui permet à un fournisseur d’énergie de procéder, lors d’un pic de demande, à une réduction (ou « effacement») de leur consommation. 
Connecté au compteur intelligent, le serveur « dans les nuages » de GridPocket collecte les informations de consommation et les analyse via des algorithmes d’apprentissage qui vont permettre au fil du temps d’affiner la relation avec les clients. Pour que les foyers s'intéressent à leur consommation d'énergie, expliquent les responsables de GridPocket, il convient de remplacer la mesure énergétique en kWh par une mesure en euros. Des dispositifs à base de primes, de bonus, de points ou même de cadeaux pourraient aussi être mis en œuvre par les distributeurs d'énergie pour aider leurs clients à moins consommer, en contrepartie d’une fidélisation. Ce dispositif a été labellisé par le pôle de compétitivité CapEnergies et soutenu par la région PACA. La première expérimentation est en cours dans la Ville de Cannes.
(Source : La Tribune

Une démarche du même type a été déployée aux États-Unis par la start-up Tendril. Sa plateforme, Tendril Connect, permet de collecter les données relatives à la consommation d’énergie et de les restituer aux consommateurs au travers d’applications mobiles : suivi de la consommation d'électricité en temps réel, surveillance des changements de tarifs, contrôle des appareils électriques ou des thermostats connectés au système, alertes par SMS, graphiques, traduction en empreinte carbone. En janvier dernier, Tendril propose aussi des interfaces de programmation (API) ouverte afin d’encourager les développeurs à créer des applications exploitant les données de consommation. (Source : SmartPlanet)


Ouverture «intelligente» des données de consommation électrique

Le développement de cette nouvelle génération de services aux usagers nécessite que les compagnies d’électricité offrent un accès aux données de consommation. En France, les modalités d’accès aux données du compteur Linky ne sont pas encore complètement tranchées. Aux États-Unis, l’initiative Green Button, promue par la Maison-Blanche a pour objectif de normaliser l’accès aux données relatives à leur consommation électrique au cours des 13 derniers mois. Cette procédure permet aux usagers d’obtenir ces informations dans un format normalisé et sécurisée. La mise au point de cette norme commune permet aux opérateurs électriques mais aussi aux éditeurs et développeurs d’applications de créer des services et des applications à partir de ces données. Ces applications permettent aux consommateurs d’optimiser leur consommation et d’opter pour des tarifs différenciés selon l’heure d’utilisation. L’initiative Green Button étend la pratique de l’Open data aux services faisant l’objet d’une régulation au-delà du seul secteur public. Pour la Maison Blanche, Green Button procède d’une démarche «d’ouverture intelligente» des données (Smart Disclosure) qui correspond à «la mise à disposition de données complexes dans des formats lisibles par des machines et qui permet aux consommateurs de prendre des décisions informées». (Source : ReadWriteWeb). C’est aussi dans cette perspective de maîtrise de la consommation énergétique que le Département américain de l’Energie a lancé le premier concours «App for Energy».

 


Voir aussi :

Applications géolocalisées et maîtrise de l’énergie

Réduction de la consommation d'énergie grâce au mobile

Objets connectés (suite) : un thermostat intelligent connecté au smartphone

Le Diagnostic de Performance Énergétique désormais accessible via des QR codes

Dossier : Quand le mobile rencontre le réseau électrique intelligent

La consommation énergétique sur terminal mobile

Un service mobile pour évaluer la consommation et le coût des appareils électroménagers

Internet mobile, Géolocalisation et réseaux électriques intelligents : la CNIL revient sur les nouveaux risques pour la vie privée

Suivre sur mobile la production et la consommation d’électricité en France

 

Crédit photographique : Corbis Images