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Innovation


Les grands acteurs du numérique investissent la «maison connectée»

<p>Les grands acteurs</p>
<p>du numérique investissent</p>
<p>la «maison connectée»</p>
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En 2013, 17 millions de dispositifs domotiques sans fil (détecteurs de mouvement, thermostats connectés, prises électriques intelligentes, etc.) ont été déployés dans les lieux d’habitation : selon la société d'analystes ABI Research, leur nombre devrait dépasser le demi-milliard d’unités d’ici à 2018. Si les détecteurs d’ouverture des fenêtres et portes et les capteurs de mouvement figuraient en tête des ventes en 2013, les prises électriques sans fil, les serrures intelligentes et les détecteurs de fumée connectés devraient afficher les progressions les plus rapides au cours des prochaines années (Source : MarketWatch).

Alors que la première génération de systèmes domotiques destinés à piloter et programmer les équipements de la maison n’était pas parvenue à s’imposer auprès du public souvent en raison de leur manque d’ergonomie, les objets de la « maison connectée » en lien avec les terminaux mobiles donnent lieu à de nombreuses initiatives depuis trois ans. Ces innovations sont, pour l’essentiel le fait d’entreprises moyennes ou de start-ups.

Les grands acteurs du numérique (Google, Apple, Samsung) ont multiplié ces derniers mois les partenariats ou des acquisitions ainsi que des développements logiciels pour constituer autour de leurs appareils et de leurs protocoles de véritables écosystèmes autour de la maison connectée.

L’innovation dans ce domaine, emprunte (au moins) 5 directions.

• La domotique a dans le passé été liée à l’installation de « boîtiers » (« boxes » ou « hubs »), capables de synchroniser capteurs et appareils. Une série de start-ups (Revolv, Wizard, Canary, Smartthings, Neoji en France) ont entrepris de repenser radicalement ces boîtiers. Leurs concepteurs se tournent souvent vers Kickstarter ou IndieGogo pour financer la production d’une première série. Le projet Smartthings est ainsi basé sur le principe du Graphe Social (Social Graph, qui décrit les relations entre les personnes) popularisé par Facebook, pour imaginer un Graphe Physique Ouvert, qui décrirait, cette fois les relations entre les objets. L’application mobile qui lui est associée permet de configurer des séries d’actions qui correspondent à certaines situations de la vie quotidienne.

• Une seconde approche consiste à « réinventer » complètement certains équipements de la maison. C’est la voie qu’a choisie la société Nest. Pour son fondateur, Tony Fadell. ancien ingénieur de la société Apple où il avait contribué a la conception de l’iPod, puis de l’iPhone, « les objets de la vie quotidienne méritent d’être revisités ». Après avoir conçu le thermostat Nest, qui analyse les habitudes de consommation et ajuste automatiquement la température de la maison, il a entrepris de repenser le détecteur de fumée. Comme le soulignent les Échos, Tony Fadell a repris l’objet « de A à Z pour lui associer un nouvel univers de services et de fonctionnalités, très éloigné de sa fonction de base. La meilleure recette, selon lui, pour créer un produit de rupture ».

• La troisième approche consiste à réunir au sein d’un même appareil, des fonctions qui jusqu’alors étaient fragmentées entre une série d’appareils différents. C’est la voie qu’a empruntée Netatmo, qui réunit au sein de sa station météo personnelle différents capteurs pour mesurer la température, l'humidité, la qualité de l’air et le volume sonore (auxquels pourraient s’ajouter, a terme, la mesure de la vitesse du vent et le niveau des précipitations).

• Alors que le pilotage de chacun des objets présents dans l’environnement des usagers repose sur des applications séparées ou des systèmes domotiques cloisonnés, une autre voie consiste à faire coopérer entre eux les équipements connectés d’applications mobiles communes. C’est la voie qu’explorent désormais Nest, Apple (avec Homekit), Samsung (avec Smart Home).

• Une dernière approche consiste à rendre communicants des objets traditionnels en leur adjoignant une balise (« tag ») ou une pastille, équipée d’un module Bluetooth 4.0 et d’une batterie (StickNFind, StickR TrackR, BIKN, Tile, Wistiki en France).  La société Sen.se de Rafi Haladjian radicalise cette approche avec les Motion Cookies, des petits galets plats de quelques grammes qui embarquent un accéléromètre, un thermomètre, un processeur et une pile et qui peuvent être fixés à n’importe quel objet. 

Les technologies de la maison connectée suscitent désormais un intérêt croissant de la part des investisseurs. Ainsi, la société Control4, qui conçoit de solutions hardware/software autour de la maison connectée a été valorisée 500 millions $ au lendemain de son introduction au NASDAQ. Plus récemment, la société Nest atteignait les 3,2 milliards $ lors de son acquisition par Google. Le cabinet CB Insights a aussi recensé, dans ce domaine, 56 transactions en capital-risque en 2013, pour un montant total de 468 millions €. 

GE : Innovation ouverte pour la conception d’objets connectés

Le groupe General Electric (GE) avait annoncé en avril 2013 la mise à disposition de 20 000 de ses brevets afin de stimuler l’innovation dans le domaine de des objets connectés. Cette évolution vers l’Internet des objets est ainsi appelée « Internet industriel » par GE. GE a notamment conclu un accord avec Quirky, une société de design spécialisée dans la création de produits de consommation financés sur des plateformes participatives (crowdfunding). Cet accord portait sur la co-conception d’une ligne d’objets connectés baptisée Wink. 

Quatre objets connectés ont d’ores et déjà vu le jour dans le cadre de ce partenariat : Nimbus est un tableau de bord pour le bureau, Egg Minder destiné à connaître la fraîcheur des œufs placés dans le réfrigérateur, Pivot Power Genius, une multiprise électrique qui se tord et se plie pour s’adapter à la taille de divers adaptateurs, plus ou moins encombrants et Spotter est un boîtier polyvalent qui mesure la température, l’humidité, les mouvements, la lumière ou le son.

Honeywell : dans le sillage de Nest

L'industriel américain Honeywell inscrit ses pas dans ceux de Nest Labs. Créé en 1885, ce groupe américain est, parmi de nombreuses activités, un spécialiste de la régulation thermique. Honeywell vient de lancer un nouveau thermostat intelligent, Lyric. Comme le thermostat de Nest, Lyric permet à ses utilisateurs de régler la température de leur habitation à distance, via une application mobile. Il sera également capable de donner à ses utilisateurs la température extérieure ou le taux d’humidité dans l'air. Honeywell envisage de mettre en place une plate-forme plus globale autour de Lyric, qui sera capable de gérer toute une série d'objets connectés : éclairage, volets roulants, détecteurs de fumée, alarmes… (Source : Gizmag).  

Samsung : un protocole ouvert pour la maison connectée

Samsung affirme avec le projet Smart Home ses ambitions dans la maison connectée. Smart Home permet de contrôler divers appareils (éclairages, chauffage, climatisation, alarme, lave-linge, robot-aspirateur, réfrigérateur) à partir d’une application mobile unique sur tous les écrans de la maison : smartphone, tablette, télévision, montre connectée. À cette fin, Samsung a conçu un protocole baptisé Smart Home Protocol (SHP). Smart Home est déjà compatible avec tous les smartphones tournant sous Android 4.0 et versions ultérieures.

Samsung qui avait jusqu’ici eu recours à différents systèmes d’exploitation mobiles pour ses diverses gammes d’appareils envisage de privilégier Tizen pour prendre pied dans la maison connectée. Tizen (le système d’exploitation mobile que Samsung a entrepris de développer pour réduire sa dépendance vis-à-vis d’Android) est d’ores et déjà à l’œuvre dans les montres et les téléviseurs connectés du constructeur coréen.

Google : un écosystème domotique autour de Nest et adossé à Android

 

En janvier 2014, Google a officiellement affiché son intention de devenir un acteur clef de la maison connectée en acquérant pour 3,2 milliards de dollars la société spécialisée Nest. C’était sa deuxième plus grosse acquisition après celle de la division mobiles de Motorola pour 12,5 milliards $.

Nest avait acquis en 2013 la société MyEnergy afin d'approfondir ses capacités d'analyse de la consommation électrique. Elle vient de dépenser 555 millions $ pour acquérir Dropcam, spécialisée dans la conception de caméras connectées et la vidéo-surveillance. Nest, affirme dans un communiqué, que les données collectées resteront confidentielles : "Dropcam relèvera de la politique de confidentialité de Nest, ce qui implique que les données recueillies ne seront partagées avec personne (Google inclus) sans la permission des clients ».

Nest, en outre, ouvrira prochainement sa plateforme à des développeurs et des éditeurs-tiers pour leur permettre de créer des applications et des services compatibles avec le thermostat connecté, le détecteur de fumé et les caméras de surveillance de Nest. Plus de 5 000 développeurs auraient déjà exprimé leur intérêt pour cette ouverture. Au travers du programme Works with Nest, Nest validera la fiabilité des applications et des appareils connectés. Nest a rendu publique une première liste de partenariats. LIFX (concepteur d’ampoules connectées), Mercedes-Benz, Whirpool (équipements électroménagers), Jawbone (traceurs d’activité) (Source : Wall Street Journal).

Apple : un protocole standardisé et des partenaires certifiés

Apple, pour sa part, a dévoilé début juin ses plans pour la « maison connectée ». Apple intégrera prochainement HomeKit, dans son système d'exploitation mobile iOS8. HomeKit repose sur un standard (Apple's home automation protocol) et une API (interface de programmation) dédiée aux fabricants d'objets et aux développeurs d'applications. Apple mettra à leur disposition de nombreux outils permettant de rendre leurs systèmes compatibles.

Homekit intègre la notion de scénarios : l'utilisateur pourra grouper plus facilement ses objets connectés (serrures, lampes, thermostats…), créer des scénarios d'usages (par exemple, programmer une cascade d'événements pour un moment précis de la journée, comme le coucher ou le lever) et contrôler l'ensemble des éléments connectés de sa maison à la voix, grâce à Siri, l'outil de synthèse vocale d'Apple.

Apple, en outre, met en place un processus de certification comparable à celui mis en place par Nest. Un objet connecté devra obtenir la certification HomeKit pour pouvoir être piloté directement par un smartphone ou une tablette Apple. Parmi les 17 premiers partenaires certifiés figurent deux sociétés françaises, Withings et Netatmo (Source : Usine Digitale).

Comme le souligne Alban Amouroux (de la société MyFox), « Apple vient en concurrence avec des systèmes sur le même créneau. Il y a tout d’abord IFTTT (If This Then That) et sa plateforme cloud de création de scénarios qui permettent de lier des objets hétérogènes entre eux depuis une application mobile. Il y a ensuite les box domotique à vocation universelle, comme Revolv. Puis les applications de télécommande universelle intégrées comme ImperiHome, qui promettent globalement le même service. Apple a pris le meilleur de chacun. L’universalité de Revolv, mais sans box. La logique de IFTTT, mais sans cloud. Et l’intégration à la ImperiHome, mais disponible directement dans les notifications, et non pas sous la forme d’une application supplémentaire » (Source : MyFox). 

 

Voir aussi :

Les grands acteurs du numérique investissent la santé mobile

Maison connectée : un demi-milliard de dispositifs déployés d’ici 2018

Un système d’exploitation open source pour l’Internet des objets

Une plateforme open source pour la maison connectée

Un logiciel Open Source conçu par Microsoft pour connecter les objets domestiques

Le mobile comme télécommande universelle des équipements domestiques

Maison intelligente : réinventer le détecteur de fumée à l’ère des terminaux mobiles

Du thermostat connecté aux services du réseau électrique intelligent…
Vers un «système d’exploitation» pour la maison connectée

Une plateforme open source pour l'Internet des objets

Puces, pastilles et balises : localiser et rendre communicants les objets quotidiens

Une plateforme open source pour la maison connectée

Un logiciel Open Source conçu par Microsoft pour connecter les objets domestiques

Le mobile comme télécommande universelle des équipements domestiques

Maison intelligente : réinventer le détecteur de fumée à l’ère des terminaux mobiles

Un écosystème «familial» pour les objets connectés