TwitterFil Twitter

La nouvelle version d' #UnivMobile l’appli officielle des universités de Paris et d’IDF est sur #ProximaMobile
https://t.co/VxTqJOjjQY
#mEdu

Félicitations à l’astronaute Thomas Pesquet qui se rapproche de l’ #ISS: sa mission s’appellera PROXIMA ;) via
https://t.co/gjIZqDJXl7

Big Data et exploitation des données mobiles au service du développement
http://t.co/AY6PqdpYVP
#mSciences #mData

Sciences participatives: des applis mobiles collaboratives pour l’observation et le suivi des oiseaux
http://t.co/zTjakSVFTQ
#MobileDurable

Mobilité durable


Météorologie sur mobiles et crowdsourcing

<p>Météorologie sur mobiles</p>
<p>et crowdsourcing</p>

 

Les informations et prévisions météorologiques figurent au premier rang des demandes effectuées sur les mobiles. Jusqu’à une période récente, les prévisions météorologiques reposaient sur des relevés effectués par un nombre limité de stations fixes.

De nombreuses recherches et initiatives visent désormais à exploiter d’autres sources d’information que les stations météo classiques et ainsi permettre de multiplier les lieux de collecte d’information.

Le recueil collaboratif de données (crowdsourcing) permet de tirer parti de la généralisation des smartphones et de nouvelles générations de capteurs pour multiplier les observations et les mesures et ainsi fournir des informations et des prévisions plus fines et potentiellement plus fiables.

Capteurs connectés et météo hyperlocale

Les scientifiques du Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) de Boulder aux Colorado ont entrepris d’exploiter les données météorologiques recueillies à bord des automobiles. Au-delà du recueil de données, comme la température enregistrée par les ordinateurs de bord présents dans les véhicules récents, ils envisagent d’exploiter des données « comportementales » et plus seulement thermiques, comme le déclenchement des essuie-glaces ou l’utilisation des phares au cours de la journée. Les chercheurs souhaitent analyser les corrélations entre ces données et les prévisions météorologiques, afin de savoir à quelles conditions il serait possible de les partager, ainsi que le nombre d’automobiles qu’il faudrait « recruter » pour que les données collectées soient les plus pertinentes.

Les concepteurs de l’application Weddar, pour leur part, ont eu l’idée de demander aux personnes de communiquer leur perception du « temps qu’il fait » pour compléter les données générales, souvent imprécises, par des données hyperlocales et d’identifier ainsi les variations et les micro-climats.

Une équipe britannique explore une autre piste avec l’application WeatherSignal. Il s’agit de recueillir les données issues des capteurs de température présents dans les smartphones. WeatherSignal s’appuie sur l’application OpenSignal qui exploite les données transmises par 700 000 utilisateurs de smartphone pour cartographier la couverture des réseaux cellulaires 3G et localiser les points d’accès wifi. En agrégeant les données issues d’un grand nombre de smartphones, ses concepteurs peuvent ainsi dresser une cartographie hyperlocale de la température (Source : TechHive).

Vers des stations météo personnelles

La mesure de la qualité de l’air et plus généralement la surveillance de l’environnement, donnent désormais lieu au développement d’une nouvelle génération d’objets connectés. Les concepteurs de ces appareils s’efforcent d’y intégrer plusieurs capteurs afin de recueillir des données sur le plus grand nombre possible de paramètres : température, humidité, qualité de l’air, ensoleillement. La start-up française Netatmo avait lancé en septembre 2012 une station météo personnelle connectée aux smartphones. Elle est constituée de deux modules : pour la mesure de l’environnement à l’intérieur et à l’extérieur.

L’objectif est de coproduire, à partir des stations individuelles, une carte réelle des températures, les plus précises possibles : celles-ci peuvent varier de 3 à 6 °C par rapport à celles de Météo France, selon que l’on se trouve dans une zone de bâtiments plus ou moins dense. Netatmo a annoncé, par ailleurs, la sortie prochaine de deux nouveaux capteurs : un anémomètre (pour mesurer la vitesse du vent) ainsi qu’un pluviomètre.

Smartphones et capteurs de pression atmosphérique

Les constructeurs Samsung et Motorola ont équipé leurs smartphones et tablettes Android de capteurs de pression destinés à affiner la géolocalisation des appareils en particulier « in door ». Les climatologistes sans cesse à la recherche de données sur la pression atmosphérique pour les intégrer à leurs modèles de prévision, ont pressenti l’intérêt d’effectuer la synthèse des données recueillies par ces capteurs : les smartphones équipés de capteurs de pression constitueraient en effet le plus important réseau mondial d’observation de la pression atmosphérique. Des chercheurs de l’université de Washington ont ainsi développé l’application PressureNet qui collecte actuellement 4 000 observations par heure, essentiellement dans le nord-est des États-Unis et les grandes villes. La prévision des orages serait ainsi l’un des premiers domaines d’application de cette démarche de météorologie collaborative (Source : MIT Technology Review).

Un anémomètre « connecté » pour mesurer la vitesse du vent

Les smartphones intègrent déjà « nativement » de nombreux capteurs (gyroscopes, accéléromètres, capteurs GPS ou encore boussoles électroniques) mais pas d’anémomètre pour mesurer la vitesse du vent. Trois passionnés de sports nautiques ont ainsi mis au point Shaka, un anémomètre connecté. Destiné aux surfeurs et aux véliplanchistes, cet anémomètre mesure la vitesse et la direction du vent. http://www.proximamobile.fr/article/mesurer-la-vitesse-et-la-direction-du-vent-sur-smartphone

Une société danoise, Vaavud, vient quant à elle de mettre au point un anémomètre «connectable» au smartphone mais qui à la différence des appareils existants ne contient aucun composant électronique. Cet anémomètre est composé de deux coupelles et comporte deux petits aimants. Quand le vent fait tourner les deux coupelles, le magnétomètre intégré au smartphone décèle la rotation des aimants. En plus de la mesure du champ magnétique, des algorithmes de traitement du son convertissent ces rotations en une mesure précise de la vitesse du vent. La société Vaavud s’est tournée vers la plateforme de financement collaboratif Kickstarter pour financer une première série. Elle a dépassé l’objectif initial de 20 000 $ et recueilli 28 000 $. (Source : Kickstarter) 

Météorologie et science participative sur mobile

Comme leurs collègues des sciences naturelles ou l’astronomie, les météorologues et les spécialistes du climat se tournent vers les amateurs et les passionnés pour multiplier les observations. Aux États-Unis, le projet CoCoRaHS (Community Collaborative Rain, Hail and Snow Network) a permis de constituer un réseau d’utilisateur qui permet de mesurer la pluie, la grêle et la neige. Il rassemble rapidement des données météorologiques de grande qualité grâce à un réseau de volontaires sur l’ensemble du territoire. Il suffit, pour y prendre part, de s'équiper d'une jauge de pluie et de participer à une session de formation, organisée par l'un des 250 formateurs du réseau. Une application mobile permet de rassembler l'ensemble des mesures effectuées qui sont ensuite transmises sur le site du CoCoRaHS où elles sont disponibles gratuitement et mises à la disposition des agences fédérales et des acteurs locaux pour la gestion de l'eau, des espaces touristiques, pour la prévention et la gestion des catastrophes, pour la régulation des populations de moustiques et de nombreuses autres applications (Source : Ambassade de France aux États-Unis/ADIT).
 

Voir aussi :

Les capteurs de pression atmosphérique des smartphones au service de la prévision météo

Une station météo individuelle connectée au smartphone (2)

Météo hyperlocale et collaborative

Transformer les automobiles en stations météorologiques

Mesurer vitesse et direction du vent sur un smartphone

Météorologie et science participative sur mobile