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Opérateurs et constructeurs à la recherche d’OS mobiles alternatifs

<p>Opérateurs télécoms</p>
<p>et constructeurs</p>
<p>à la recherche d’OS</p>
<p>mobiles alternatifs</p>

Les systémes d’exploitation iOS (Apple) et Android (Google) concentrent à eux deux plus de 96 % des ventes de smartphones dans le monde : 15% pour le premier et 81 % pour le second.
Cette concentration et la suprématie croissante de Google dans le domaine des terminaux mobiles suscitent une série d’initiatives visant à faire émerger des alternatives au système Android.

Un trait commun à ces systèmes alternatifs réside dans la priorité donnée aux applications Web (WebApps) et au langage HTML5 face aux applications natives.

De nombreux fabricants et opérateurs, soucieux de préserver leur indépendance vis-à-vis de Google, apportent leur soutien à ces systèmes alternatifs, sans abandonner pour autant Android.

Premiers smartphones sous Tizen (Samsung)

Samsung, principal fabricant mondial de smartphones Android, travaille depuis 2011 ans à la mise au point de Tizen, un système d’exploitation mobile, destiné à remettre en cause l'hégémonie du duopole Apple-Google.
Le projet Tizen prend le relais du projet MeeGo qui avait été lancé par les sociétés Intel et Nokia. À la suite de l’accord conclu en février 2011 entre Nokia et Microsoft sur le système Windows Phone, Intel et Samsung ont décidé de maintenir et développer MeeGo alors rebaptisé Tizen.

Le cadre d'applications de Tizen est open source : il est principalement basé sur le langage HTML5 ainsi que sur d'autres standards du Web.
Samsung qui avait jusqu’ici eu recours à différents systèmes d’exploitation mobiles pour ses diverses gammes d’appareils envisage de privilégier Tizen pour prendre pied dans la maison connectée. Tizen est d’ores et déjà à l’œuvre les téléviseurs connectés, les montres connectées de Samsung (Gear 2) ainsi que dans ses bracelets (Gear Fit).

Samsung a ouvert un magasin d’applications « Tizen store qui donne accès à trois types d'applications : les applications natives Tizen (encore rares), les applications web (HTML5) et certaines applications Android.

Samsung avait annoncé en 2013 la commercialisation d'un smartphone qui tournerait sous Tizen. Après plusieurs reports, c’est vers l’Inde que Samsung s’est tourné début 2015 pour lancer son premier smartphone équipé de Tizen, le Z1.
Selon le site Tizen Experts, les ventes du Z1 aurait atteint 500 000 unités en six mois. Samsung travaillerait au lancement d’un nouvel appareil, le Z3, destiné aux marchés russe, malais et Sri-lankais.
 

Changement de cap pour Firefox OS (Fondation Mozilla)

La fondation Mozilla, à l’origine du navigateur Firefox, avait lancé en 2011 son projet de système d'exploitation, Boot To Gecko (B2G), rebaptisé depuis Firefox OS.
La Fondation destinait ce système d’exploitation aux téléphones mobiles d’entrée de gamme. Open source, il est axé sur le langage HTML5. Une des particularités de Firefox OS résidait dans la possibilité de tester des applications sans les installer.
La Fondation Mozilla a ouvert en juin 2012 son magasin d’applications, Mozilla Marketplace. 6000 applications y sont désormais disponibles.

Des smartphones Firefox à 25 $ pour les pays émergents

En 2013, la Fondation avait dévoilé les premiers appareils, conçus et réalisés avec le soutien des fabricants LG, ZTE, TCL (sous la marque Alcatel one Touch) et Huawei. Mozilla bénéficiait alors de l'appui de de 18 opérateurs dans le monde, essentiellement présents dans les pays émergents. Firefox OS leur permet en particulier de facturer directement à leurs abonnés les achats effectués de leur smartphone. Cette fonction s'adresse particulièrement aux populations qui ne disposent pas de cartes bancaires.

En février 2014, à l’occasion du Mobile World Congress, Mozilla s’assignait l’ambition (avec le fabricant de puces chinois Spreadtrum) de faire chuter le prix des smartphones à 25$.

Partenariat Orange-Mozilla en Afrique

Orange a annoncé en mars 2015 un partenariat avec Mozilla et Alcatel pour concevoir le Klif, un smartphone destiné à dix pays africains. Contrairement à iOS et Android, Firefox OS intègre de nombreuses langues africaines, comme le wolof ou le swahili. Le Klif devrait être mis en vente pour moins de 35 € avec six mois de forfait inclus. Le Klif sera vendu au Botswana, en Égypte, au Sénégal, en Tunisie, au Cameroun, à Madagascar, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger et au Kenya, ainsi qu’en Jordanie, à l'île Maurice et au Vanuatu. Une demi-douzaine d’autres pays pourrait s’ajouter à la liste d’ici à la fin de l’année. Le Klif rendra disponible toute une gamme de contenus locaux, comme le très populaire portail dédié aux sports Ndamli, au Sénégal, ou Anghami, un service proposant des millions de titres musicaux arabes et internationaux, seront accessibles facilement (Source : Mozilla).

Révision stratégique et repositionnement

Firefox est désormais présent sur les smartphones de 5 constructeurs : ZTE, Huawei, TCL-Alcatel (Chine), Cherry (Philippines) et LG (Corée), promus sur quatre continents par une quinzaine d’opérateurs.

Sur les marchés émergents, cible prioritaire de la Fondation comme dans les pays développés, la concurrence féroce sur les prix n’a cependant pas permis aux smartphones équipés de Firefox OS de s’imposer.

Dans un courriel adressé aux employés, le directeur général de la Fondation, Chris Beard, annonçait récemment un changement de cap. « Nous allons reconsidérer le programme d’appareils a prix ultra bas. Nous n’avons pas rencontré un intérêt suffisant pour les téléphones à 25 dollars et nous ne poursuivrons pas tous les volets de ce programme. Nous allons désormais concentrer nos efforts sur l’expérience utilisateur plutôt que sur le prix».
 
Même si les applications web et HTML5 demeurent la priorité "à long terme", Mozilla envisage de rendre compatible son OS avec les applications Android. Comme l’ont fait un à un les autres éditeurs d’OS mobiles (Blackberry, Samsung, Canonical, Jolla et Microsoft), la Fondation Mozilla semble se résoudre à puiser dans l’écosystème applicatif d’Android. La possibilité d’accueillir et faire tourner les applications Android rendra, à court terme, Firefox plus attractif : elle peut, aussi, a long terme, dissuader les développeurs à créer des applications spécifiques à Firefox OS.

Sailfish à la conquête des pays émergents

La société finlandaise Jolla, à l’origine d’un système d’exploitation alternatif, Sailfish OS, se positionne comme une alternative à Android et déploie une stratégie originale en direction des BRICs : Russie, Inde, Brésil, Afrique du Sud et Chine. Soucieux de s’affranchir de la suprématie d’Android, à la fois pour préserver leur souveraineté en matière de communications mobiles et pour développer une industrie nationale dans le domaine des terminaux, les gouvernements de ces pays prêtent une attention croissante aux propositions de la société Jolla.

Des anciens cadres de Nokia
Sailfish OS est un système d'exploitation pour plateformes mobiles, conçu par des anciens cadres de Nokia regroupés au sein de la start-up Jolla. Lorsque Nokia prit la décision de concentrer son activité autour de Windows Mobile, abandonnant ainsi toute ambition dans le domaine des systèmes d’exploitation mobiles, ils entreprirent de relancer le projet de système d’exploitation Meego, Initialement mis au point par Intel et Nokia, Meego avait été abandonné par Nokia au profit de Windows Phone.

La start-up finlandaise a conçu un smartphone et une tablette pour démontrer les capacités de Sailfish mais son objectif central est de constituer une alternative à Android à l’intention des fabricants de terminaux et des distributeurs. Jolla envisage de fournir son OS gratuitement aux fabricants mais commercialisera des licences pour certaines fonctionnalités du système d'exploitation ainsi que pour son interface utilisateur, elle-même protégée par des brevets.
Sailfish, qui repose sur un noyau Linux, peut accueillir et faire tourner des applications Android. Le magasin d’applications de Google, Play Store, étant réservé aux seuls appareils sous Android, Jolla devait proposer à ses utilisateurs un magasin d’applications alternatif. : Jolla a retenu en novembre 2013 la boutique applicative de la société russe Yandex (plutôt qu’Amazon App Store ou F-Droid).

Jolla avait franchi en décembre 2013 une première étape en commercialisant son premier smartphone, baptisé du nom de la société. Fin 2014, Jolla s’était tournée fin 2014 vers la plateforme de financement participatif Indiegogo pour lancer une tablette : plus de 21000 contributeurs lui avaient permis de réunir 2,5 millions $ (prés de 5 fois l’objectif initial). Ses terminaux en vente en Europe via le site officiel de Jolla, au Kazakhstan par Mobile Invest et à Hong Kong par l’opérateur 3 Hong Kong. Et désormais en Inde : le smartphone y est commercialisé par le site marchand indien Snapdeal à 210 euros.

Vers un Sailfish africain

Dans sa quête de partenaires, Jolla s’est tourné très tôt vers les pays émergents «pour créer des solutions régionales qui intègrent les services locaux». Jolla s’adresse aux grands acteurs régionaux du commerce électronique. Ils recherchent, selon Jolla, « des moyens de se différencier dans le mobile, sans devoir se lancer dans la fabrication, ni de supporter le coût élevé de conception et d’évolution d’une version dérivée d’Android (« fork »), comme le fait Amazon pour Fire OS). » Jolla vient aussi d’annoncer un partenariat en Afrique du sud pour lancement prochain d’une version de Sailfish OS destinée à l’Afrique.

La Russie adopte Sailfish OS

La démarche de Jolla semble aussi rencontrer un écho en Russie. Le ministre Russe des télécommunications, Nikolay Nikiforov, s’était rendu lui-même sur place pour promouvoir Sailfish OS auprès des représentants du gouvernement sud-africain). Appelant à une "démonopolisation de l'écosystème numérique mondial», il avait annoncé en février 2014 que le gouvernement russe encouragerait les développeurs russes à porter leurs applications Android vers les systèmes d’exploitation Tizen (Samsung) et Sailfish.

Le ministère russe des communications avait expertisé en 2014 plusieurs systèmes d’exploitation mobiles alternatifs (et détecter d’éventuelles « portes dérobées » : il a finalement retenu Sailfish OS. Contrairement à de nombreux commentaires de presse, le gouvernement russe n’envisage pas de créer son propre système d’exploitation mobile à partir de Sailfish. C’est Sailfish qui déclinerait en Russie, sa stratégie de « localisation ».
Le capital de Jolla s’élèverait à 50 millions $, dont 20 millions $ levés au cours des six derniers mois. La société est détenue aujourd’hui par des investisseurs finlandais, une société d’investissement russe, ESN Group (liée au secteur énergétique) et un distributeur chinois d’équipement électronique grand public, China Fortune (Source : ZDnet).


Premiers smartphones sous Ubuntu Touch

Canonical, l’éditeur du système d'exploitation libre Ubuntu pour PC, a entrepris depuis deux ans de prendre pied dans le domaine des terminaux mobiles avec le développement de son propre système d’exploitation baptisé Ubuntu Touch.

Comme Jolla-Sailfish, la Fondation Mozilla (avec Firefox OS) et Samsung (avec Tizen), l'objectif est de créer une alternative aux autres plateformes, non libres, ou partiellement open source, telles qu'iOS, Android ou Windows Phone.
Une version d'Ubuntu Touch avait été dévoilée le 2 janvier 2013. Elle propose une interface et une gestuelle radicalement différentes de celle d’iOS, d’Android ou de Windows Phone. La navigation se fait par glissement de doigt sur les bords de l’écran, permettant d’accéder aux applications et aux différentes fonctionnalités. Elle permet également l'usage du téléphone comme station de travail

Canonical avait entrepris, en août 2014, de réunir 32 millions de $ sur la plateforme de financement participatif Indiegogo pour lancer son propre smartphone, Ubuntu Edge. Celui-ci fonctionnait au choix sous Ubuntu Touch ou Android. La souscription n’avait permis de réunir que 13 millions de dollars.
Il aura fallu deux ans à Canonical pour convaincre des constructeurs de fabriquer des smartphones équipés nativement de son OS : BQ en Espagne et Meizu en Chine.

En février 2014, la marque espagnole BQ a lancé en Europe l’Aquaris E4.5 (167 €).Quant au MX4 de Meizu, il n’est aujourd’hui commercialisé qu’en Chine.
Canonical continue de travailler sur un appareil qui puisse être utilisé à la fois comme un smartphone et comme un PC : c’était déjà l’idée qui sous-tendait le projet Edge, dont le financement participatif avait échoué en août 2013 (Source : Zdnet).

 

Voir aussi

Opérateurs et constructeurs (toujours) à la recherche d’OS alternatifs pour les terminaux mobiles

Un smartphone qui devient un ordinateur sous Ubuntu Linux (2012)

OS mobiles alternatifs : premiers smartphones sous Ubuntu Touch

Le système d’exploitation mobile alternatif Sailfish à la conquête des pays émergents

OS mobiles alternatifs : changement de cap pour Firefox (Fondation Mozilla)

Le système mobile de Mozilla Boot to Gecko devient Firefox OS

Vers des smartphones à moins de 20 euros ?

Les avancées du langage HTML5 sur le front mobile