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Innovation


Retour sur 80 technologies et objets connectés français présentés au CES de Las Vegas

<p>Retour sur 80 technologies</p>
<p>et objets connectés </p>
<p>français au CES 2014</p>

 

Le Consumer Électroniques Show (CES) de Las Vegas est le plus important salon mondial dédié à l’électronique grand public. La presse a souligné le nombre important d’exposants français dans les divers espaces du CES. Selon InfoHightech, la France était le pays le mieux représenté au sein de l’espace Eureka Park du CES. Sur les 70 innovations présentées en ouverture du CES, lors du CES Unveiled, dix étaient d’origine française. http://www.petitweb.fr/actualites/ces-2014-une-innovation-sur-sept-est-francaise/. Quatre des huit objets jugés par le magazine Wired comme les plus “cool” ont été conçus en France : Aura (Withings), June (Netatmo), Mother (Sen.se), MiniDrone (Parrot).

Les 80 objets et systèmes recensés dans ce dossier concernent les principaux domaines d’application des objets connectés : santé, sport et bien-être, automobile, maison connectée, bâtiments intelligents, montres, lumière, terminaux et tablettes ou encore impression 3D. Elle recouvre un large spectre de technologies : capteurs et microprocesseurs, robotique, drones, Li-Fi, réalité augmentée.

Santé, sport et bien-être

La société Withings à l’origine des premières balances et tensiomètres connectés avait lancé il y a quelques mois le “Pulse”, un actimètre qui mesure l’activité, le rythme cardiaque, les calories dépensées présentait au CES Aura, un capteur de sommeil à placer sous le matelas et qui se synchronise avec une lampe de chevet. Le capteur permet d’identifier la qualité du sommeil, en mesurant les mouvements ou la respiration. Les résultats obtenus sont transmis à la lampe qui diffusera une lumière adaptée en fonction des phases d’endormissement ou de réveil.

La société Archos présentait une balance, un bracelet et un tensiomètre. La balance reconnaît 4 utilisateurs différents : elle mesure leur masse corporelle, à partir de la taille et du poids, et évalue la masse grasse. Le bracelet « traceur d’activité » calcule le nombre de pas effectués ainsi que de calories brûlées. Il embarque une batterie qui permet une utilisation de 7 jours. Une application, baptisée Connected Self, agrège les indicateurs de forme et les organise sous forme graphique (Source : ITespresso).

Cityzen Sciences présentait des vêtements intelligents destinés aux sportifs amateurs et professionnels. Ces vêtements incorporent des microcapteurs pour recueillir des données sur le déplacement, la vitesse, la localisation et le rythme cardiaque. Ces tissus seront composés de trois couches, les capteurs étant intégrés entre deux couches textiles. Ces capteurs ont pour objectif de remplacer des objets connectés comme les ceintures cardiofréquencemètre, les montres GPS, les podomètres ou les bracelets de monitoring.

La société Medissimo présentait un pilulier connecté, baptisé imedipac. Il se présente sous la forme d'un semainier, avec des cases correspondant aux heures de prise (matin/midi/soir/couch
er). Les données qu’il recueille peuvent alors être transmises à un médecin ou à la famille. Ceux-ci savent ainsi si le patient a pris ses médicaments, à la bonne heure, ou s'il s'est trompé d'alvéole, en prenant ceux du soir à la place de ceux du matin par exemple. On peut également suivre les lots de médicaments utilisés, recevoir une alerte en particulier si un organisme souhaite faire retirer un lot.

La société Netatmo (qui avait déjà conçu une station météo personnelle et un thermostat connecté dessiné par Philippe Starck) présentait June, un bracelet en forme de bijou qui mesure l’ensoleillement de chaque instant ainsi que le degré d’exposition quotidienne aux rayons ultraviolets.

La start-up Kolibree exposait une brosse à dents équipée de plusieurs capteurs et capable d’étudier les mouvements pour formuler des conseils permettant d’améliorer le brossage.

Automobile connectée

Le groupe PSA Peugeot Citroën a saisi l’occasion du CES pour annoncer l’intégration de la plate-forme logicielle d’automobile connectée Qeo, conçue par Technicolor. Cette interface relie le véhicule et les appareils électroniques dans l'habitacle. Cette solution fonctionnera dans un premier temps à partir d'une clé USB qui se branchera sur le tableau de bord mais pourra à terme être entièrement intégrée au système GPS du véhicule. Le monospace C4 Picasso sera le premier véhicule intégrant cette interface. (Source : usine Digitale).

L’équipementier automobile Valeo qui participait pour la première fois au CES, y a dévoilé, un « voiturier automatique » : ce système permet au conducteur, dès l’entrée dans un parking, de confier la recherche d’une place de stationnement à la voiture elle-même. Le véhicule devient alors totalement autonome dès que la fonction est enclenchée à distance à partir du smartphone de l’automobiliste à l’extérieur du véhicule. De la même façon, le véhicule retourne chercher son conducteur à l’extérieur du parking sur simple demande de l’automobiliste via son smartphone. (Vidéo). Valeo présentait, aussi, un système d’aide à la conduite commandé par le regard. Grâce à une caméra observant l’œil, le conducteur peut par exemple changer de station de radio, consulter l’état du trafic simplement en regardant le bouton de commande. Combiné à une technologie d’affichage tête haute, affichant les commandes du tableau de bord en surbrillance sur le pare-brise, le conducteur peut ainsi actionner une commande sans quitter la route des yeux (Source : Valeo).

Induct, spécialiste de la robotique automobile, a entrepris de commercialiser aux États-Unis un véhicule électrique robotisé. Baptisée Navia, cette navette peut accueillir jusqu’à 8 personnes et se déplacer à une vitesse maximale de 20 km/h. Adaptée à de courts trajets urbains, Navia cible les campus universitaires, les aéroports, les parkings, les parcs à thèmes et les centres commerciaux. Navia utilise une solution de cartographie et localisation simultanées (SLAM) et intègre à bord un écran tactile. Le véhicule de 700 kg est équipé de lasers et capteurs embarqués pour mesurer la distance et éviter les obstacles. Navia peut être pré-programmé avant d’effectuer un parcours ou contacté via un smartphone. Ses batteries lithium polymère se rechargent par induction électromagnétique, sans câble ou intervention humaine.

Maison connectée

La société Sen.se (créée par Rafi Haladjian, concepteur en 2005 du lapin connecté Nabaztag) présentait Se.nse Mother, un nouvel objet connecté autour duquel gravitent des capteurs “Motion Cookie”. Ces capteurs se présentent sous la forme de petits galets de quelques grammes qui embarquent un accéléromètre, un thermomètre, un processeur et une pile. Leur autonomie varie selon l’utilisation : de 4 à 17 mois. La « Mother » est le pivot du système : elle récupère les informations transmises par les Motion Cookies à l'aide d'un système de transmission développé par Sen.se fonctionnant sur la fréquence des 868 MHz. Des accessoires permettent de fixer les Cookies aux objets pour les rendre aussi discrets et peu encombrants que possible. L’équipe de Rafi Haladjian a d’ores et déjà identifié une quinzaine d’applications possibles pour les Motion Cookies.

Archos a aussi dévoilé, à Las Vegas, un écosystème d’objets connectés dédiés à la maison : minicaméra, détecteur de présence, détecteur d’ouverture de porte, prise intelligente, capteur météo et station météo Une tablette de 7 pouces et une application, Archos Smart Home, permettent de contrôler à distance l’ensemble de ces appareils : elle donne la possibilité de personnaliser ses actions selon divers scénarios, comme l’allumage (et l’extinction) de la lumière, le déclenchement à distance d’un enregistrement vidéo ou l’activation d’un détecteur de mouvements (surveillance de domicile). Archos présentait, en outre, une station météo capable de fournir des données intérieures comme extérieures (température, niveau de pollution au CO2, niveau d’humidité, de pression atmosphérique, de bruit environnant, etc.).

La société Okidokeys (groupe OpenWays) présentait une gamme de serrures et de clés intelligentes, pilotables à partir d’un terminal mobile pour l’ouverture et fermeture de portes. Ces serrures et clés intelligentes combinent plusieurs technologies d’identification et de transmission : Bluetooth 4.0, NFC, RFID, Crypto Acoustic Credential (CAC).

Eff’Innov Technologies présentait une prise électrique intelligente destinée au pilotage d’une série d’appareils domestique. La Smart Plug assure de nombreuses fonctions : allumage et extinction des lumières, maîtrise de l’énergie, contrôle d’accès.
Ampoules connectées et pilotage de la lumière

La société Oya Light présentait un luminaire communicant sous la forme d’une dalle extra-plate à base de LED. Associées au système Li-Fi co-développé avec Luciom, ses diodes électroluminescentes s’allument et s’éteignent pour permettre de transmettre de l’information vers des terminaux mobiles et pourraient se substituer aux émetteurs WiFi sur la voie publique ou au domicile des usagers.

La société AwoX présentait une ampoule musicale connectée. Cette ampoule LED est munie d'un haut-parleur Wi-Fi. Elle se place sur n’importe quelle lampe et diffuse la musique du smartphone ou d’une tablette dans la pièce où elle se trouve.

La société Ubiant présentait un automate de pilotage des lumières et un système de reconnaissance des étiquettes RFID aux points de commande pour simplifier la programmation. 

La société FiveFive présentait Holî, une lampe LED pilotée à partir d’un terminal mobile. Elle permet également de créer une ambiance musicale automatiquement synchronisée avec le smartphone.

La start-up MEG présentait Optima, un pot pour plantes vertes muni de capteurs. Il permet de surveiller les besoins en eau et en lumière des plantes. Le pot dispose d’une réserve d’eau : l’arrosage est déclenché lorsque le capteur intégré détecte une humidité inférieure à un seuil préprogrammé.
Bâtiment intelligent

La société Blinksight présentait une solution de géolocalisation intégrée dans une seule puce électronique. Cette solution utilise la technologie d’impulsion radio à ultra-faible puissance pour fournir des informations de localisation 3D en temps réel avec une précision de 10 cm.

La société Smart Flows présentait une solution pour analyser les comportements de visiteurs dans un lieu (fréquentation, temps de parcours, récurrence des visites) à partir des ondes des téléphones portables collectées par des capteurs installés dans les lieux de vente.

La société Ob’do présentait deux solutions matérielles autour du NFC, pour sécuriser les accès à des bâtiments.

Robots et drones

Parrot (à l’origine du quadricoptère AR.Drone, des autoradios Asteroid, du casque Zik et du capteur Flower Power destiné aux végétaux) présentait cette année 2 drones d’Intérieur pilotés à partir tablette et smartphone. Une version réduite de son quadricoptère “Mini Drone” qui peut être couplé à deux roues lui permettant de rouler au sol ou au plafond. Le Jumping Sumo est quant à lui doté d'un gyroscope et de capteurs pour garder l'équilibre et de deux roues. Ce robot roulant et sautant peut aussi filmer ses déplacements.

Pierre Lebeau présentait un prototype de Keecker, un objet hybride, mi-robot, mi-projecteur. D’une taille de 60 centimètres de haut, doté de roues pour se déplacer, d’une caméra, d’enceintes à 360 degrés et d’un rétro projecteur, Keecker est capable de se déplacer de pièce en pièce pour projeter sur les murs des films, des concerts, des paysages, des vidéoconférences ou des œuvres d’art. Pour son concepteur, ancien chef de produit chez Google, Keecker peut projeter un ciel étoilé sur le plafond d’une chambre d’enfant, afficher une recette dans la cuisine, permettre de regarder la télévision dans la salle de bain, accéder à des données comme la température ou la qualité de l’air ou encore faire office de robot de surveillance.

Son et musique

La société BeeWi présentait des enceintes stéréo sans-fil dont La partie acoustique est réalisée par la société française Cabasse. Quant à la société SounderBox, elle assurait la promotion de son service de playlist collaborative qui permet aux utilisateurs de programmer, via un smartphone, la musique de leur choix dans les lieux publics (bars, restaurants) équipés.

Réalité augmentée

Optinvent présentait ses lunettes intelligentes en réalité augmentée. La technologie mise au point par cette start-up rennaise permet de projeter l’information sur un ou deux verres. Dans les deux cas, l'image virtuelle est constituée sur la rétine grâce à un guide d'ondes en plastique placé devant les yeux. Initialement destinées aux développeurs et aux professionnels (dans les domaines de la médecine, la logistique ou encore l’avionique) afin qu’ils puissent concevoir des applications. Les lunettes Ora devraient être commercialisées auprès du grand public en 2014, lorsqu’une masse critique d’applications sera disponible. Optinvent a conclu un partenariat avec la société autrichienne Wikitude, spécialisée dans les technologies de réalité virtuelle pour réaliser l’interface utilisateur de ces lunettes. Optinvent a été créée en 2007 par des anciens de Technicolor et dispose aussi d’une implantation à San Francisco.

Fundatrix présentait des écrans domestiques interactifs et sociaux. Nommés Bee-Walls, ces écrans transforment les murs des foyers en surfaces d’information et d’interaction.

La start-up Aerys présentait Minko, un moteur 3D open source qui permet de créer des applications mobiles en 3D. Minko supporte 80 formats de fichiers différents. 
Terminaux et tablettes

Les sociétés Sunpartner Technologies et Oledcomm présentaient un smartphone solaire compatible avec la technologie de transmission LI-FI. Cette technologie permet d’utiliser la lumière visible pour transmettre de données, les écrans voltaïques de Sunpartner utilisent aussi la lumière pour produire de l’énergie.

La start-up savoyarde BeSpoon présentait SpoonPhone, un smartphone capable de localiser des objets « tagués » à quelques centimètres près. Les caractéristiques du Spoonphone sont celles d’un smartphone moyen de gamme : l'innovation réside dans l’utilisation de fréquences Ultra Large Bande (ULB) et de balises fixées sur des objets. 

La société Invoxia, déjà primée au CES 2012 dans la catégorie “innovations” pour un dock qui transformait un smartphone en téléphone de bureau, présentait cette année un nouveau téléphone hybride, à la fois fixe et mobile. Comme son prédécesseur, l'appareil peut se connecter à un service de téléphonie sur IP au travers du protocole SIP, mais il peut aussi servir de combiné pour un smartphone (iPhone ou Android), via une interface Bluetooth.

La start-up AlphaUi présentait un accessoire pour améliorer les capacités de saisie des tablettes tactiles. Le Twinky Pilot pad s’ajuste au dos de la tablette, de façon à ce que l'on puisse entrer du texte en tenant l'appareil à deux mains devant soi. Cette forme de commande plus intuitive permet, selon ses concepteurs, d’améliorer la vitesse de frappe. 

ISKN (une start-up grenobloise fondée en 2013 par une équipe pluridisciplinaire issue des laboratoires du CEA-LETI) présentait iSketchnote, une couverture tactile pour les tablettes qui permet de numériser croquis et notes.

Montres connectées

Archos dévoilait aux CES trois modèles de montres connectées compatibles Android et iOS.

La start-up Ionosys présentait Ionosphère, une montre qui intègre des codes d’accès pour authentifier et sécuriser les communications. Au contact d’une tablette ou d’un ordinateur, la montre détecte l’empreinte digitale de son propriétaire et communique alors les mots de passe requis pour s’authentifier, se connecter à un réseau d’entreprise ou pour effectuer des paiements. 
 

Impression 3D

La société Sculpteo présentait une nouvelle version de son service d’impression 3D pour créer des objets personnalisés. Jusqu’ici, Sculpteo se contentait de fabriquer des prototypes ou des pièces en petites quantités. Désormais, ses clients pourront produire de petites séries, piloter eux-mêmes la production, façonner leurs devis en concevant des lots (batch) afin d’optimiser les coûts de fabrication.

Capteurs et microprocesseurs

Le fabricant européen de microprocesseurs STMicroelectronics, principal fournisseur de microsystèmes électromécaniques (MEMS) pour applications portables et grand public, présentait au CES un capteur de chaleur, qui, au contact du corps humain, permet de recharger une batterie. Ce type de produit devrait être destiné aux bracelets connectés et permettrait de ne plus avoir à les recharger. Parmi les produits présentés figurait aussi un capteur de proximité : il arrête ou corrige la trajectoire d'un appareil ou d’un robot face à un obstacle. Destiné à l'automobile, il peut aussi être déployé dans d'autres secteurs, comme l'électroménager, pour équiper les aspirateurs robots (Le Figaro).

La société Kalray (créée en 2008 par Joël Monnier, responsable de la R&D de STMicroelectronics de 1989 à 2004) présentait un processeur MPPA (multi-purpose processor array). Selon ses concepteurs, ce processeur devrait combler un vide sur le marché en s’adressant aux applications embarquées gourmandes en calcul, comme le traitement vidéo ou audio ou les applications de sécurité, exigeant à la fois une grande puissance de calcul et une faible consommation (Usine Digitale).

 

Voir aussi :

15 start-ups françaises présentes au CES 2014

Trois objets connectés français primés au Consumer Electronics Show 2014

Retour sur les objets connectés développés en France

Les technologies mobiles et les objets connectés au cœur de la «nouvelle France Industrielle»

Dossier : Les smartphones au cœur des nouveaux objets connectés janvier 2012

Les objets connectés, avenir de l’industrie française ?

Dossier : Les objets connectés au service du sport

Les start-ups françaises se dirigent vers le crowdfunding pour développer des objets connectés