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Retour sur la stratégie numérique du Gouvernement britannique (2010-2013) : Open Data, services mobiles et HTML5

<p>Stratégie numérique du</p>
<p>Gouvernement britannique:</p>
<p>Mobile, OpenData & HTML5</p>


La généralisation des smartphones et des tablettes confronte les gouvernements, partout dans le monde, à des interrogations similaires. Comment faut-il s’adapter aux usages du public et développer des applications mobiles natives (et auquel cas, pour quelles plateformes ?) ou bien convient-il de rendre accessibles les sites et les services en ligne des administrations quel que soit le terminal utilisé ?
Le gouvernement britannique compte, traditionnellement, parmi les gouvernements en Europe les plus proactifs en matière de e-Gouvernement. Il figurait en 2012 au 3e rang dans le classement mondial établi par les Nations Unies (United Nations E-Government Survey 2012), au 5e rang en 2013 dans le classement annuel établi par la Waseda University.

Il compte aussi parmi les pays pionniers en matière d’ouverture des données publiques, avec la mise à disposition de plusieurs centaines de jeux de données publiques sur la plateforme data.gov.uk.

Les administrations britanniques ont aussi réagi rapidement à l’essor des smartphones : elles ont lancé début 2010 une version « we mobile » du portail public DirectGov ainsi qu’une série d’applications mobiles (pour iPhone) : DirectGov Mobile (les principaux services publics en ligne), Jobcentre Plus (recherche d’emploi), Traffic alerts (état du trafic sur les routes et autoroutes), Cold weather (conseils de santé face au froid), NHS Drinks Tracker (diagnostic d’alcoolémie).


2011 : réorientation de la stratégie numérique du gouvernement britannique


Dans le cadre d’un programme de réduction radicale de la dépense publique, le Premier Ministre Cameron donna en juillet 2010 un brutal coup d’arrêt à 419 projets informatiques pour un montant d’un milliard de livres. Simultanément, il annonçait le gel de tous les projets d’applications mobiles (natives). Après une évaluation de ses projets informatiques, le gouvernement rendait publique, en mars 2011, une nouvelle stratégie pour les technologies de l’information du gouvernement (Government ICT Strategy). 

Cette stratégie s’assignait trois objectifs : «réduire les gaspillages et stimuler la croissance économique, créer une infrastructure technologique commune (informatique en nuage, API), utiliser les technologies de l’information comme levier du changement ». Cette stratégie accordait une large place à la mise à disposition des données publiques via des interfaces de programmation (API). Constatant que « les innovations dans les services en ligne commerciaux ont élevé le niveau d’exigence d’une population de plus en plus mobile », que le public attend désormais « des services personnalisés disponibles au travers des appareils mobiles », cette stratégie privilégiait le développement d’applications mobiles par le secteur privé. «Plutôt que de développer lui-même ses propres applications mobiles », DirectGov devra « inviter des tiers à construire de nouvelles applications et outils mobiles pour rendre plus simples et plus faciles les transactions entre les citoyens et les administrations ». 

À l’instar de son homologue américain, le Gouvernement britannique a aussi souhaité équiper les personnels du secteur public en outils mobiles collaboratifs pour «réduire les coûts de déplacement et leur empreinte écologique » et « augmenter la productivité ». 


2012 : "des services numériques utilisables aussi bien sur des appareils mobiles que sur ordinateurs de bureau et portables".

En novembre 2012, la nouvelle version de la stratégie numérique du gouvernement pointe l’importance de rendre les services en ligne des administrations accessibles aux terminaux mobiles. 

« 86 % des adultes britanniques possèdent un téléphone portable et 56 % accèdent à l’Internet à partir d’un terminal mobile. Les deux tiers des personnes qui n’utilisent pas l’Internet possèdent un mobile, il doit être possible d'accroître par ce canal l'accès à des services en ligne. Comme on le voit dans les banques, les usages web mobile tendent à se concentrer sur des opérations simples. Un nombre important de procédures simples pourrait migrer vers ce canal.
Malgré l’utilisation croissante des terminaux mobiles, trop peu d’administrations proposent des services adaptés aux utilisateurs de l’Internet mobile. Elles manquent de souplesse et d’agilité pour suivre les changements rapides de comportement des usagers dans le domaine des services mobiles. Le nouveau référentiel des services numériques prévoira l’obligation de concevoir des services numériques utilisables aussi bien sur des appareils mobiles que sur ordinateurs de bureau et portables".

La stratégie numérique du gouvernement britannique prévoyait que les services numériques devraient, à l’avenir « être conçus pour fonctionner sur une large gamme d’appareils en particulier mobiles".

Quant aux applications « natives » liées à une plateforme mobile, "elles ne pourront être réalisées qu’une fois le service de base pleinement accessible aux terminaux mobiles, et après accord exprès du Cabinet Office" (Source : Cabinet Office, Premier Ministre). 
 

2013 : HTML5 pour les services aux citoyens

En 2013, la refonte du portail GovDirect et sa transformation en Gov.uk était le projet-phare du Government Digital Service, le service du Premier Ministre qui met en œuvre la stratégie numérique du gouvernement. Il souhaitait en effet unifier sous un seul et unique nom de domaine, Gov.uk, l’essentiel des services publics en ligne : plus des trois quarts des 15 000 adresses des sites Internet ont ainsi été fermées pour se fondre, en 2012, dans Gov.uk. Pour réaliser ce site, la décision avait été prise, dès le départ, de miser sur le “responsive design” (conception de sites web adaptatifs visualisables sur des écrans et des terminaux de taille différentes) et pour cela d’avoirs recours au langage HTML5.

Le Government Digital Service commentait, dans un billet publié sur son blog du (Using HTML5 for Gov.uk) les choix ergonomiques et techniques qui ont été effectués, notamment pour les interfaces de programmation ou les contraintes liées aux navigateurs. 

Dans un autre billet publié en mars 2013 (We’re not ‘appy. Not ‘appy at all), le Government Digital Service évoque les premiers résultats de cette approche : 25 % des visites sur Gov.uk et près de la moitié pour le site sur les pétitions en ligne proviennent de terminaux mobiles.  Les responsables du Government Digital Service soulignent, dans ce billet, l’importance qu’ils attachent au langage HTML5 :

« En matière de services mobiles, nous nous appuyons sur les standards ouverts du Web (HTML5). Nous sommes convaincus que les services gouvernementaux ont tout y gagner, tant pour les utilisateurs que d'un point de vue budgétaire. Les applications natives ont certainement transformé les jeux et les médias sociaux, mais pour les services d’utilité publique, la stratégie qui consiste a permettre aux sites de fonctionner avec une large gamme d’appareils en particulier mobiles est actuellement la meilleure. À tous ceux, au sein des administrations, qui sollicitent l’autorisation de développer des applications mobiles, nous rappelons les points suivants :

• La position du gouvernement est que les applications natives et hybrides sont rarement justifiées
• Assurez-vous qu’un service en ligne fonctionne bien pour des appareils mobiles (responsive HTML5)
• Rendez vos données et/ou vos API (interfaces de programmation) disponibles pour la réutilisation : vous stimulerez ainsi le marché s'il existe une demande pour des applications natives.

Nous n’interdirons pas pour autant la mise en œuvre d’applications mobiles (natives). Une application comme Change4Life, financée par le NHS (le système public britannique de santé) qui promeut des pratiques de vie saines, requiert une présence permanente 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur les mobiles des utilisateurs pour convaincre les gens de manger et boire plus sainement.
Mais nous soutenons les standards ouverts, en l’occurrence, le Web.
» (Source : Government Digital Service). 

Mettre le cap sur la m-santé

Le ministre de la Santé britannique, Andrew Lansley, avait recommandé en mars 2012 aux médecins d'encourager leurs patients à utiliser des applications et services mobiles pour suivre leurs signes vitaux dans différentes situations comme le suivi de la grossesse, le monitoring de la tension artérielle ou encore la surveillance du diabète. Il souhaitait ainsi réduire les consultations surnuméraires et faire économiser plusieurs millions de livres sterling au système de santé public (le National Health Service, NHS). En permettant d’augmenter la fréquence des transmissions de données vers les médecins traitants, ceux-ci seraient mieux à même de suivre l'évolution des symptômes de leurs patients atteints de maladies chroniques.

Selon le Ministère de la Santé, plus de 15 000 patients britanniques utilisent déjà des applications mobiles pour transmettre des données à leur médecin. Le ministère estimait que le quart des personnes qui consultent le site NHS Choices (et sa version mobile) se rendent moins fréquemment chez leur médecin. L'application NHS Direct avait été utilisée par plus d’un million de personnes 6 mois après son lancement.

Le service national de santé britannique (National Health Service, NHS) a ouvert en janvier 2012 un centre de compétences : le Mobile Working Knowledge Centre, pour aider les divers départements du NHS à tirer le meilleur parti des technologies mobiles. Ce centre recense les applications et les outils mobiles, les bonnes pratiques, les études de cas et pour aider les organisations du NHS développer et mettre en œuvre des programmes de travail mobiles.

Le NHS a mis en place la même année un fonds (Information Sharing Challenge Fund) pour financer des idées novatrices « qui changent la façon dont l'information est utilisée et partagée entre les départements du NHS, les personnels du NHS, les cliniciens et les patients, leur permettre accéder à l'information quand ils ont besoin de et permettre aux patients de s’impliquer dans les décisions qui les concernent ».

En mars 2013, enfin, le NHS ouvrait un portail destiné au grand public, pour découvrir et accéder à une première sélection de 70 applications mobiles de santé. Il avait, entre-temps, mis en place une procédure de sélection et d’évaluation des applications mobiles pour s’assurer de leur pertinence médicale et de leur conformité à la loi en matière de protection des données personnelles. Les applications du portail sont classées en trois grandes catégories (pathologies, vivre en bonne santé, information des patients), décomposées en 7 rubriques, en particulier pour le suivi de 13 pathologies et troubles (diabète, insomnie, Parkinson, audition, cancer, migraine, douleurs articulaires, santé mentale, épilepsie etc…). Chaque application donne aussi lieu à une brève description.
 

 


Voir aussi :

Les mobiles au centre de la stratégie numérique du Gouvernement britannique

Les orientations du Gouvernement britannique en matière de «gouvernement mobile»

Grande-Bretagne : une application mobile pour l’enseignement à distance

Le gouvernement britannique mise sur la 4G pour déployer le haut débit dans les zones rurales

Santé sur mobile en Grande-Bretagne

Le ministre de la santé britannique incite médecins et patients à utiliser des applications mobiles

Royaume-Uni : 30 millions d’euros pour un projet de ville connectée et durable