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Culture et Education - Actualités

Science et partage de la puissance des processeurs des smartphones (2)

Mercredi 26 février 2014 - Catégorie(s) : Culture et Education.


À la fin des années quatre-vingt-dix, le projet SETI@home avait été créé pour conjuguer la puissance de calcul de millions d’ordinateurs dans le monde afin d’aider à découvrir d’éventuels signaux de vie extraterrestre. Une démarche de même nature a par la suite été mise en œuvre dans le projet Quake-Catcher Network (QCN) qui transforme les ordinateurs connectés à internet en sismographe. La plupart des ordinateurs portables récents étant équipés d’un capteur de mouvement. L’objectif était de créer le réseau de surveillance sismique le plus dense et le moins cher jamais réalisé. QCN combine la puissance de calcul inutilisée des ordinateurs personnels des particuliers pour créer un super-ordinateur virtuel capable de « digérer » les calculs nécessaires à l’analyse en temps réel des ondes sismiques qui précèdent et suivent un tremblement de terre.

Initialement destinés aux ordinateurs et consoles de jeux vidéo, plusieurs projets de calcul distribué, utilisent désormais la puissance des processeurs des smartphones peu ou pas utilisés. Ainsi, le projet BOINC (pour Berkeley Open Infrastructure for Network Computing) a mis au point en 2013 une application qui s'exécute sur les smartphones. Elle vérifie en permanence les paramètres de l’appareil comme la température interne, l’évolution du niveau de charge et la connexion à un réseau Wi-Fi afin de désactiver les calculs pour préserver l’énergie du smartphone. BOINC permet de distribuer gratuitement de la puissance de calcul à une centaine de projets scientifiques. 

Le constructeur taïwanais HTC vient quant à lui d’annoncer, a l’occasion du Mobile World Congress à Barcelone, le programme Power to Give, qui consiste à créer l’équivalent d’un supercalculateur en mettant en commun la puissance de calcul non employée des smartphones Android. Selon HTC, un million de smartphones pourrait fournir une puissance de calcul équivalente à celle de l’un des 30 superordinateurs actuellement en service dans le monde (soit 1 pétaFLOP). Après avoir installé l’application Power to Give, les détenteurs d’un smartphone HTC pourront choisir un domaine de recherche (cancer, sida ou encore maladie d'Alzheimer) . (Source : HTC

Le projet Power Sleep, développé conjointement par Samsung Autriche et la Faculté des sciences de la vie de Vienne, procède de la même démarche. L’application permet d’exploiter la puissance de calcul des smartphones quand leurs utilisateurs sont endormis. Pendant leur sommeil, l’application traite les données envoyées depuis la base de données Similarity Matrix (SIMAP). Elle permet ainsi aux utilisateurs de connaître le nombre d’heures pendant lesquelles ils ont contribué à la recherche. La recherche se concentre sur le décryptage des séquences de protéines dans des disciplines telles que la génétique, la biochimie, la biologie moléculaire ou la recherche sur le cancer.

Comme Power to Give, Power Sleep utilise la plateforme BOINC. En mars 2013, celle-ci disposait d’une puissance totale de calcul d'environ 9 pétaFLOPS répartie sur environ 600 000 ordinateurs (pour comparaison, le supercalculateur le plus puissant était alors le NUDT Tianhe-2, disposant d’une puissance de 33 pétaFLOPS). 


Voir aussi :

Science et partage de la puissance des processeurs des smartphones

Les smartphones au service de la science

Un logiciel pour convertir les ordinateurs portables en sismographes

Séismes, smartphones et science participative