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Développement durable - Actualités

Science participative : une campagne européenne pour mesurer la qualité de l’air

Mardi 22 septembre 2015 - Catégorie(s) : Développement durable.


Depuis le 1er septembre et jusqu’au 15 octobre, des milliers de citoyens de grandes villes européennes participent à la campagne iSPEX-EU de mesure de la qualité de l’air.

Ces volontaires, qui habitent Athènes, Barcelone, Copenhague, Londres prennent des photos du ciel dégagé afin de collecter des données sur les particules présentes dans l’atmosphère.

Plusieurs milliers de modules ISPEX, connectables au smartphone sont mis à la disposition des villes partenaires (mais aussi dans certaines universités, comme celle de Toulouse). 

Cet accessoire fixé sur l’objectif de la caméra du smartphone permet de repérer les « couleurs » des particules de poussières : qu’elles soient issues des gaz d’échappement, des rejets industriels ou encore de l’incinération des déchets, celles-ci modifient les couleurs du jour, chaque type de particules fines laissant une « empreinte » unique.

Les participants doivent simplement brancher le module sur leur smartphone, le diriger vers le haut et prendre des photos, qui sont alors transmises à une station terrestre pour analyse. Plus le projet compte de participants, plus détaillées seront la mesure et la cartographie de l'état de l'air.

Cette méthode de science participative avait déjà été testée en 2013 aux Pays-Bas.

Le 8 juillet 2013 et le 15 septembre 2013, des milliers de Néerlandais équipés de ce capteur étaient sortis pour mesurer la qualité de l’air avec leurs smartphones : près de 8 500 mesures avaient été réalisées au cours de ces deux journées. Grâce à une application spécifique, les données mesurées à deux moments de la journée avaient permis aux chercheurs d’obtenir une « photographie » des polluants présents dans l’atmosphère.
À la suite de ces deux campagnes de mesure, l’équipe Ispex avait comparé les mesures réalisées par les citoyens à l’aide de leurs smartphones, celles réalisées à partir de spectromètres professionnels au sol et celles réalisées par satellite. Les résultats ont été publiés  dans une revue scientifique :  les observations réalisées à partir des « mesures participatives » bénéficient d’une résolution spatiale supérieure à celle obtenue par les satellites. Elles étendent aussi la collecte de données aux zones non couvertes par les stations au sol. 

Le projet LIGHT2015, soutenu par l’Union Européenne, lancé début 2015 et qui s'achèvera en milieu d'année 2016.

Selon le directeur du projet iSPEX, le Dr Frans Snik de l'observatoire de Leyde, le nombre minimum de relevés nécessaires pour produire des cartes précises est de « plusieurs douzaines sur deux kilomètres et en deux heures ».
Le projet pourrait aussi aider à mieux cerner le changement climatique car « les particules sont une des d'incertitudes concernant le changement climatique (Source : Direction générale de l’environnement, Commission Européenne)
 

Voir aussi:

Signalement par mobile de la pollution de l'air en Région Provence-Côte d’Azur

Données ouvertes et objets connectés pour prévoir la qualité de l’air

Capteurs et objets connectés pour mesurer la pollution de l’air

Dossier: capteurs et crowdsourcing pour cartographier la pollution de l’air

Mobiles et science participative au service de la qualité de l’air aux Pays-Bas

Alertes mobiles personnalisées sur la pollution de l’air dans les grandes villes

Chine : développement des applications mobiles de mesure de la pollution atmosphérique

Une application mobile pour connaître la qualité de l’air en Europe

Mobiles et crowdsourcing pour mesurer la pollution de l'air en Californie