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Sciences participatives: des applis mobiles collaboratives pour l’observation et le suivi des oiseaux
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Sciences participatives : des applications mobiles et collaboratives pour l’observation et le suivi des oiseaux

<p>Des applis  collaboratives</p>
<p>pour l’observation</p>
<p>et le suivi des oiseaux</p>

La montée en puissance des smartphones est en passe de transformer les pratiques d’observation de la faune et de la flore pour le grand public comme pour les professionnels (Voir Dossier : Des applications mobiles et collaboratives au service de la biodiversité).

Les sciences de la nature, se sont ouvertes depuis longtemps, aux démarches dites de « science participative ». Le plus ancien programme de suivi participatif des oiseaux en Amérique du Nord, le Christmas bird count, a été mis en place par la fondation Audubon en 1900. (Cette campagne de comptage d’oiseaux dans les deux semaines suivant Noël mobilise chaque année plusieurs dizaines de milliers de citoyens). Il a permis de comptabiliser 63 millions d’oiseaux et de documenter la régression des 20 espèces les plus communes.

En France, c’est dans les années quatre-vingt que des programmes de science participative ont vu le jour, le plus connu est le programme STOC (suivi temporel des oiseaux communs) animé par le Muséum national d’Histoire naturelle. ll s’appuie sur des ornithologues volontaires, qui participent à des suivis standardisés des populations nicheuses d’oiseaux communs (Source : Vigie-Nature). 

Le site Observado (et ses homologues français observation.org et hollandais Waarneming) rassemble ainsi 11 millions d'observations : 95 % d’entre elles, recueillies par 6 000 naturalistes bénévoles, portent sur 9 902 espèces oiseaux. 
 

Des outils mobiles pour le recueil collaboratif

Les dispositifs intégrés aux smartphones - GPS, appareil photo, enregistreurs sonores, boussole – ont ouvert la voie à de nouvelles méthodes de recueil de données liées au patrimoine naturel. La simplicité d’emploi des applications mobiles de « science participative » permet à des naturalistes novices de participer au recueil des connaissances tout en prenant la mesure des enjeux liés à la biodiversité.

En association le plus souvent avec des sociétés savantes ou des associations de protection des oiseaux, des éditeurs ont créé des applications mobiles destinées à la saisie d’observations sur le terrain.

Ces applications proposent un socle commun de fonctionnalités : Saisie des observations sur le terrain, localisation GPS, localisation sur une carte (OpenStreetMap ou GoogleMaps), transmission en temps réel vers l’une ou l’autre des plateformes (Observado.org, Ebird, Birdtrack, BTO et Wildlife Recorder), accès à des listes ou à des taxonomies.

Certaines d’entre elles proposent permettent de savoir quelles espèces (rares ou non) ont été vues dans un endroit donné. D’autres, comme iNaturalist.org, fonctionnent un peu comme un réseau social et permettent d'obtenir de l'aide pour l'identification des animaux observés.

Le site Ornithomedia a entrepris de sélectionner les plus pertinentes.

  • Obsmapp (Alex Kvak)
  • BirdLog (Birds in the hand, LLC)
  • Rarebirder (PKZSoftware)
  • BirdsEye (Birds in the hand, LLC)
  • Naturalist (Biolovision Sàrl)
  • iNaturalist (iNaturalist, LLC)
  • Bluebill (Tidalwave)
  • Birdwatcher's Diary (Stevens Creek Software)
  • Birding Checklist (Duncan Watson)
  • MybirdList (Alphablind Kampus, NatureMobile) 
  • Naturelister (Naturelister Wildlife Computing)


Observation participative de 26 espèces d’oiseaux au Museum National d’Histoire Naturelle

Le Museum National d’Histoire Naturelle a conçu l’application BirdLab pour associer le public à la collecte d’informations sur les comportements des oiseaux lors du nourrissage en hiver. Les naturalistes amateurs étaient invités jusqu’au printemps à suivre en temps réel les allées et venues de 26 espèces d’oiseaux communs des jardins sur deux mangeoires identiques.

L’objectif de l’expérience BirdLab était de mieux appréhender les mécanismes de prise de décision : un oiseau préfère-t-il se nourrir là où d’autres congénères sont déjà présents ou préfère-t-il s’isoler ? Existe-t-il des comportements de compétition ou de coopération entre individus ou entre espèces ? L’habitat influe-t-il sur ceux-ci ?

Cette opération a pris fin en mars 2015 (Source : Museum).

Un portail européen pour les données ornithologiques

En Europe, près de 30 millions d’observations d’oiseaux sont saisies annuellement. Ces données permettent aux chercheurs européens de se faire une idée de plus en plus précise du calendrier et des voies de migrations des oiseaux, ainsi que de leurs zones de repos et d’hivernage principales.
Le portail EuroBird, en liaison avec l'European Bird Census Council (EBCC) s’est donné l’objectif de rassembler sur un portail les données ornithologiques recueillies dans 21 pays européens. 

Voir aussi :

Vers un «Shazam» pour les chants d’oiseaux

Dossier : Des applications mobiles et collaboratives au service de la biodiversité