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Stratégies mobiles des gouvernements : des portails d’applications natives… aux sites web adaptatifs

<p>Stratégie mobile</p>
<p>des gouvernements :</p>
<p>des applications natives</p>
<p>...aux sites web adaptatifs</p>
<p> </p>

La généralisation des smartphones a conduit les gouvernements à développer (ou encourager le développement par des tiers) d’applications mobiles d’intérêt général. Dans les pays du Sud et dans les pays émergents, où la connexion internet restait le privilège d’une minorité dans les grands centres urbains, les administrations, ont vu dans le téléphone mobile une alternative au développement de téléservices web. Ces applications mobiles concernent pratiquement tous les domaines de la vie publique : planning familial, conseils en matière de santé, gestion du système de santé, conseils aux agriculteurs, services aux entreprises, politiques de prévention, éducation, lutte contre la corruption, surveillance des élections, gestion des catastrophes. Certains de ces services s’appuient sur l’existence de services de paiement mobiles, comme le règlement des taxes foncières et des taxes sur l’eau.

Dans les pays industrialisés, ces applications mobiles donnent l’occasion aux acteurs publics, nationaux et locaux, de renouveler leur offre de services pour interagir avec les citoyens. Elles tirent souvent parti des fonctionnalités de ces terminaux : géolocalisation, appareil photo, puce NFC…

La montée en puissance des terminaux mobiles (smartphones et des tablettes) confronte aussi les gouvernements à de nouveaux arbitrages : doivent-ils s’adapter aux usages du public et développer des applications mobiles natives (et dans ce cas, pour quelles plateformes ?) ou bien convient-il de rendre accessibles les sites et les services en ligne des administrations quel que soit le terminal utilisé ?

Le nombre de gouvernements dans le monde qui proposent des services mobiles a doublé en deux ans

La branche des Nations Unies qui étudie le fonctionnement des administrations publiques (United Nations Public Administration Network, UNPAN) effectue tous les 2 ans, un point sur les avancées du e-Gouvernement dans le monde. L’UNPAN observe un recours croissant des gouvernements aux services mobiles dans les domaines de l'emploi, de l'éducation, de l'environnement et surtout dans celui de la santé.

Le portail Proxima Mobile ouvert en France en 2010 fut l’un des premiers au monde à présenter des applications d’intérêt général issues à la fois des acteurs publics, de la société civile et d’entreprises. Selon l’UNPAN, le nombre de gouvernements proposant des services mobiles a doublé depuis 2012. 48 gouvernements disposent désormais de sites ou de portails spécialement destinés aux téléphones mobiles : ils n’étaient que 25 en 2012. 49 gouvernements proposent des applications mobiles (14 en 2010, 29 en 2012).

L’UNPAN s’étonne, compte tenu de la très large diffusion des téléphones mobiles, que seuls 32 gouvernements (20% des 193 états membres des Nations Unies) proposent des services d’alerte et de notification par SMS (ils étaient 14 en 2008 et 27 en 2012) (Source : UNPAN e-Government Survey 2014). 

Des portails pour faire connaître l’offre publique d’applications mobiles aux citoyens

États-Unis : À l’occasion de la refonte de son site portail officiel, usa.gov, le GSA (General Services Administration) a ouvert début juillet 2010 une rubrique « Mobile Apps »  qui recense les applications fédérales officielles. Il existe également une version espagnole à destination des publics hispanophones. apps.gobiernousa.gov. Apps.usa.gov proposait en juillet 2010 lors de son ouverture 17 applications officielles, développées par les principaux départements : elles sont aujourd'hui 207.

Singapour : Avec un parc de téléphones mobiles composé à 72 % de smartphones dès 2011, les autorités Singapouriennes ont adapté le système national d’authentification (SingPass) aux mobiles pour donner accès aux téléservices des administrations et services publics. Le portail mGov@SG, donne accès à 300 services et 40 applications mobiles.

Allemagne : Le gouvernement fédéral allemand a ouvert, en novembre 2012 la version bêta de son portail d’applications mobiles : govapps.de. Les applications présentes sur ce portail sont développées par les administrations fédérales (73) régionales ou locales. Près de 400 applications y sont désormais disponibles, classées en 12 thèmes (famille, santé, actualités, informations de référence, politique, voyage, protection sociale, sports) et par régions.

Inde : Dans un pays qui compte 875 millions d’abonnés à la téléphonie mobile contre 200 millions à l’internet fixe, le gouvernement indien s’appuie largement sur des services mobiles (par SMS, en premier lieu) pour étendre la portée des services publics indiens auprès de chaque citoyen et particulièrement dans les zones rurales isolées. La stratégie mobile du gouvernement indien (Government’s Mobile Governance Policy Framework) adoptée en 2011, s’assignait l’objectif d’inscrire les services mobiles au coeur de l’infrastructure numérique du gouvernement. Le portail SEVA regroupe l’ensemble des services SMS et mobiles proposés par les ministères et les agences du gouvernement central. Il permet aux citoyens de s’abonner à 840 services SMS en mode envoi et 262 services SMS en mode réception (via des codes SMS gratuits). Le portail tient à jour et publie une comptabilité en temps réel des SMS émis (55 milliards) et reçus (plus de 11 milliards) pour chaque service. 
 

Les grands portails gouvernementaux optent pour le design adaptatif


Les responsables des portails gouvernementaux se penchent désormais sur la capacité des citoyens à avoir accès à leurs ressources en ligne par des accès fixes et mobiles ainsi qu’au développement de nouvelles modalités d’usages spécifiques aux mobiles. Si, dans un premier temps, le développement d’applications mobiles semblait être la modalité principale d’accès en mobilité, désormais il est possible de créer des sites web qui peuvent indifféremment être accessibles sur les terminaux traditionnels et sur les mobiles ou tablettes. Cette évolution est en particulier liée au développement du langage HTML5 qui permet de concevoir dès l’origine des sites qui s’adaptent aux différentes tailles d’écrans.

Le terme « design adaptatif » (en anglais Responsive Design ou Responsive Web Design) désigne ainsi la capacité d'un site web à s'adapter aux différents terminaux sur lesquels il est possible de l’afficher.

La maintenance de deux sites différents pour les accès fixes et mobiles présente des inconvénients : elle entraîne des risques d’écarts ou d'erreurs une déperdition potentielle en termes de référencement naturel. Quant à la version mobile, elle doit prendre en charge la diversité des résolutions et modes d'affichage (portrait ou paysage) des smartphones et tablettes. Le design adaptatif apporte aussi une réponse à ces difficultés en fusionnant le site web et sa version mobile en un seul site, capable de s'adapter aux différents terminaux de lecture. Il permet des économies d'échelles depuis la conception jusqu’à la maintenance.

Le portail du gouvernement américain, Usa.gov, est passé en “design adaptatif” en août 2013. À la suite du portail Usa.gov, plusieurs agences américaines ont adopté cette démarche pour leurs sites. Le Centre d'innovation numérique (Digital Services Innovation Center) du gouvernement américain a aussi entrepris de publier le code source des applications mobiles développées par les agences fédérales. Il a ouvert à cet effet un Répertoire fédéral du code mobile (fédéral Mobile Code Catalog) sur la plateforme GitHub.


Le gouvernement britannique s’oriente vers HTML5 pour les services aux citoyens

Le nouveau référentiel des services numériques du gouvernement britannique prévoit “l’obligation de concevoir des services numériques utilisables aussi bien sur des appareils mobiles que sur ordinateurs de bureau et portables".

Début janvier 2014, 37 % des consultations sur le portail du gouvernement britannique Gov.uk étaient faites à partir d’un terminal mobile (23 % à partir d’un téléphone mobile et 14 % à partir d’une tablette). Un an plus tôt, cette proportion n’était que de 24 %. A ce rythme, le moment ou la consultation des sites publics sera majoritairement effectuée a partir de terminaux mobiles pourrait intervenir dès la fin de l’année 2014.

Lorsque le Government Digital Service (le service du Premier Ministre qui met en œuvre la stratégie numérique du gouvernement) a développé le nouveau portail Gov.uk, unifiant sous un seul et unique nom de domaine l’essentiel des services publics en ligne (plus des trois quarts des 15 000 adresses des sites Internet ont ainsi été fermés pour se fondre, en 2012, dans Gov.uk), la décision a été prise, dès le départ, de miser sur le design adaptatif (responsive design”) et aussi d’utiliser le langage HTML5 pour développer l’ensemble de ces services. S’agissant des applications « natives » liées à une plateforme mobile, "elles ne pourront être réalisées qu’une fois le service de base pleinement accessible aux terminaux mobiles, et après accord exprès du Cabinet Office" (Source : Cabinet Office, Premier Ministre). 

• États-Unis : apps.usa.gov 
• Singapour :
mobilegov 
• Australie :
Australian Government apps 
• Allemagne :
Apps für Deutschland und seine Regionen 
• Inde :
Indian Government Appstore 
• Hong-Kong :
Mobile websites and mobile applications of Government 
• Malaisie :
myGov Mobile 
• Sri Lanka :  
Government Mobile Portal 
• Thaïlande :
Government Application Centre (GAC) 

 

Voir aussi :

France : vers le langage HTML5 pour les services aux citoyens

Les portails gouvernementaux optent pour le design adaptatif

Montée en puissance des usages mobiles sur les sites publics britanniques

L’Administration Obama ouvre et mutualise le code-source des applications mobiles fédérales

Le gouvernement britannique s’oriente vers HTML5 pour les services aux citoyens

Une nouvelle stratégie mobile pour le Gouvernement américain

États-Unis : une stratégie mobile pour les agences gouvernementales

Portail mobileGov et Open Data à Singapour

Gouvernement sur mobile en Australie

L’Allemagne lance son portail d’applications publiques sur mobiles

Les ambitions de la Thaïlande dans les technologies mobiles

La stratégie mobile du gouvernement indien