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Innovation


Tour d’horizon des initiatives françaises autour des objets connectés

<p>Tour d’horizon  des</p>
<p>initiatives françaises autour</p>
<p>des objets connectés</p>
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En janvier 2013, dans un article titré «Les objets connectés sont-ils l’avenir de l’industrie française ?», l’Usine Nouvelle s’interrogeait sur les conditions à réunir pour constituer un véritable pôle industriel dans ce domaine. « On trouve en France des designers numériques, passionnés d’interface homme machine, qui ont compris l’importance de partir de l’usage. Avec une "French touch". Certains sous-traitants électroniques, comme Eolane, ou SteelFlash, maîtrisent des process qui permettent d’assembler en France ces objets connectés, Sans parler d’une industrie de la plasturgie toujours plus innovante ». 

Les objets connectés ont depuis été identifiés comme l’une des 34 priorités de politique industrielle de la France. Éric Carreel, PDG de la société Withings, a été nommé chef de file du plan industriel «Objets connectés». (Source : Ministère du redressement productif).

Une feuille de route pour le plan industriel «Objets connectés»

Éric Carreel, PDG de la société Withings spécialiste des objets connectés du bien-être et de la forme, a animé l’élaboration de la feuille de route du Plan industriel "Objets connectés".

Cette feuille de route, qui vient d’être rendue publique, est articulée autour de 6 axes :

  • Mettre en place une première cité de l’objet connecté
  • Stimuler l’émergence d’une offre française d’objets connectés
  • Promouvoir cette offre française
  • Déployer un réseau européen pour l’Internet des objets
  • Mettre en œuvre le déploiement d’objets connectés à l’échelle de filières industrielles
  • Créer un label pour les objets et procédés dont l’impact sur la vie privée des utilisateurs est maîtrisé

La feuille de route pointe la multiplication des objets connectés l’étranger et la massification des investissements. « Dans cette période charnière, la France doit (…) renforcer son savoir-faire … et le faire savoir. Le rapport intime qui se crée entre objets et services pousse les entreprises à s’adapter aux nouveaux usages et les engage dans une course effrénée à l’innovation. Le raccourcissement des cycles d’innovation constitue une opportunité pour la localisation d’usines en France, au plus près des équipes de développement ».

  •  Une cité de l’objet connecté : Sous l’impulsion du fabricant d’électronique Eolane et d’industriels locaux, une première cité de l’objet connecté sera mise en place dès 2014 à Angers. Pour concevoir et produire les objets les plus innovants, cette cité rassemblera un fablab, un centre d’innovation technologique et des usines de production. 15 m€ d’investissement et 50 personnes seront nécessaires au fonctionnement de cette cité d’un nouveau type, propice au croisement des expertises électroniques et mécaniques.
  • Stimuler l’émergence d’une offre française : Des prêts à l’industrialisation et des outils facilitants l’accès aux financements pour les entreprises qui produisent en France seront mis en place. Cette action porte aussi sur le développement de la commande publique et privée innovante pour les objets connectés.
  • Promouvoir l’offre française : «Les objets connectés French Tech doivent être demain connus et reconnus, du consommateur français au journaliste américain». Cette action repose sur des enseignes de distribution (Auchan, Carrefour, FNAC, Darty, Lick) qui mettront en avant des objets connectés innovants auprès des consommateurs. Elle prévoit aussi l’organisation d’un événement de visibilité internationale.
  • Un réseau européen pour l’internet des objets : «Des problèmes techniques devront être surmontés pour permettre le raccordement de 80 milliards d’objets en 2020. Le projet de réseau européen porté par Sigfox constituera une des réponses». Cette action se donne l’objectif de déployer progressivement un réseau paneuropéen dédié à l’internet des objets. Une articulation avec la technologie 5G est également prévue.
  • Objets connectés et filières industrielles : «Pour faire émerger des champions français, il est proposé de construire des projets, non pas à l’échelle d’entreprises, mais à l’échelle de filières». Ce volet de la feuille de route vise le lancement de projets pilotes dans cinq filières clés (dont l’alimentaire, le luxe, l’énergie et la mécanique) puis d’au moins 3 projets majeurs d’utilisation des objets connectés à l’échelle d’une filière industrielle (renforcement de la traçabilité, gestion des flux logistiques, marquage d’outils…) (Source : Ministère de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique

La BPI, premier investisseur français dans les startups dédiées aux objets connectés

Avec 88,8 millions € investis au second semestre 2013, Bpi France se classe premier investisseur le plus actif en France, distançant de plus de 200% la deuxième société investissant le plus, Sofinnova Partners (41,4 millions €). 

Bpifrance a été créée fin 2012 : elle regroupe OSEO, l’agence publique de soutien à l’innovation, CDC Entreprises (qui gérait notamment le Fonds national d’amorçage), le Fonds stratégique d’investissement (FSI) et sa déclinaison FSI Régions. Bpifrance a repris la gestion du FSN-FME, rebaptisé depuis Fonds Ambition Numérique (FAN). Ce fonds investit en fonds propres ou quasi-fonds propres dans des entreprises numériques, obligatoirement aux côtés de co-investisseurs privés. Doté de 400 millions d’euros, le fonds investit au minimum un million d’euros et a la capacité de réinvestir jusqu’à dix millions d’euros en cumuler, en ayant pour objectif de ne pas dépasser, en général, un tiers du montant total du tour de table auquel il participe.

Par ailleurs, Bpifrance a créé à l’automne dernier le fonds Large Venture, doté de plus de 300 millions d’euros, qui interviendra auprès d’entreprises innovantes et pour des opérations de capital-risque à partir de 10 millions d’euros. Bpifrance a financé 43 sociétés actives dans le domaine des objets connectés. Elle est notamment entrée au capital des sociétés Withings (11 millions €), Netatmo, Sigfox, Actility, iJenko, E-Blink, TAGSYS, Sequans). Elle a apporté son appui financier aux autres par le biais de prêts d'amorçage ou d'avances remboursables.

Partenariats entre grands groupes et start-ups dédiées aux objets connectés

Orange, qui multiplie déjà les initiatives pour se rapprocher des entrepreneurs avec son accélérateur de start-up Orange Fab ou sa participation majoritaire dans la société de capital-risque Iris Capital, vient de lancer un programme de partenariats visant à soutenir les start-ups évoluant dans le secteur de l’Internet des objets. Orange fera bénéficier les start-ups partenaires de son réseau de contacts pour rencontrer des partenaires potentiels et les accompagnera dans leur développement international.

La société STMicroelectronics, pour sa part, accompagne 2000 TPE et PME. Elle s’est dotée de son propre fonds d’investissement, "ST New Ventures".

Plusieurs groupes industriels ont aussi noué un partenariat avec Paris Incubateurs pour la création d’incubateurs thématiques : Renault pour l’incubateur « Mobilité Connectée », JC Decaux pour l’incubateur « Services Urbains Connectés », Air Liquide pour le programme « Respirer dans la Ville ». 

Des magasins et des espaces de vente dédiés aux objets connectés

Le groupe Innov8, l’un des principaux acteurs de la distribution des produits télécoms en France a ouvert en mars huit boutiques dédiées aux objets connectés. D’ici à l’automne, le réseau Lick devrait compter 17 points de vente. À terme, les magasins Lick devraient proposer « entre 300 et 400 références », allant de coques pour téléphone aux smartphones. Innov8 envisage également de développer une gamme d'accessoires sous cette nouvelle marque (Source : Les Échos).

La Fnac, de son côté, a entrepris de regrouper dans un même espace une centaine d’objets technologiques innovants liés au sport, à la maison, au bien-être et aux loisirs (montres, balances et tensiomètres connectés, télésurveillance du domicile, drones civils) jusqu’alors disséminés dans plusieurs rayons. 

 

Des « Meetups » et des think-tanks pour fédérer les acteurs de l’Internet des Objets

Le pôle de compétitivité Cap Digital a entrepris de sensibiliser les acteurs des objets connectés à la composante design. « L’internet des objets remet la question du design et de la production des objets au centre de nouveaux paradigmes économiques et industriels ». Il a mis en place, à cet effet, un groupe de réflexion sur l’internet des objets (Living Things) et un groupe « Espaces de Vie Hybrides ». 

Plusieurs sociétés spécialisées dans les objets connectés (reaDIYmate, Enero, Qleek.me) ont entrepris de réunir régulièrement les acteurs français de l’internet des objets (Internet of Things IoT). Elles s’appuient, à cette fin, sur le réseau social Meetup.com. Le Meetup IoT Paris compte déjà plus de 1 100 membres. Un Meetup IoT Lyon est en cours de constitution, a l’initiative de Livosphere et du blog Stuffi.fr. Il a tenu sa première réunion le 27 mai 2014.

Ancienne responsable des relations institutionnelles Europe du sud chez Facebook, Anne-Sophie Bordry a lancé l’association « Objets connectés et intelligents France ». Ce think tank se propose d’accompagner le développement de favoriser l’émergence d’un écosystème et de prendre contact avec les d'associations de consommateurs pour évoquer les problématiques liées à la vie privée. 

L’Institut G9+ et Renaissance Numérique avaient publié en décembre 2013 un livre blanc «Les nouveaux Eldorados de l’économie connecté» 

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) a aussi consacré le 7 avril 2014 un séminaire à l’Internet des Objets.  


Des observatoires pour améliorer la connaissance du marché et des usages

L’organisation professionnelle Syntec Numérique avait consacré en février dernier son baromètre de l’innovation aux objets connectés. 

L’institut d’études Harris Interactive et l’EBG (Electronic Business Group, qui rassemble 600 sociétés dans l’économie numérique en France) ont pris l’initiative de « mesurer régulièrement et suivre le niveau de connaissance, d'intérêt et d'intention d'achat des Français à l'égard des objets connectés ». La première édition de cet Observatoire portait sur une vingtaine d'objets connectés testés et disponibles sur le marché. http://www.harrisinteractive.fr/news/2014/14042014.asp

Le groupe GFK a lancé en janvier 2014 le baromètre Référence des équipements connectés (REC) qui associe données des panels distributeurs enquêtes auprès des consommateurs (13 500 foyers sont interrogés chaque année). 

L’Ifop vient de lancer son propre Observatoire des objets connectés «pour permettre aux marques de mieux comprendre les attentes des consommateurs et identifier les opportunités de développement de produits ou services connectés pour leurs marques, sur leur segment». Cet Observatoire évalue les marchés français, états-unien et sud-coréen et ce, au travers de 6 catégories de produits : équipement de la maison, santé, sport et loisirs, vêtements et accessoires, petite enfance, automobile.

Prix, concours et trophées

Bpifrance, la FNAC, Orange, CCM Benchmark et NPA Conseil se sont associés pour lancer la première édition du Trophée des Objets Connectés. Un jury distinguera les réalisations en fonction de "leur caractère innovant, de leur valeur d'usage et de leur potentiel de développement économique et ce, dans 4 catégories : Bien-être et santé, Maison connectée, Transport et mobilité, Objets individuels et portés. La remise des prix a eu lieu le 19 juin. 

ParisTech, qui organise chaque année les Prix des technologies numériques, décerne désormais un prix de l’Objet Connecté, «une distinction mettant en avant un innovateur ayant développé un objet numérique ouvrant à des usages grand public». (En 2014, ce prix a été attribué à la société Cityzen Sciences textiles connectés). Les trois autres finalistes étaient les sociétés Babolat (raquette connectée), Sigfox et Sene.se). 

Le marché français des objets connectés : 500 millions $ en 2016 selon Xerfi

Selon le cabinet d’études économiques XERFI, la part des objets connectés dans les dépenses high-tech des Français se situait en 2013 autour de 1,5 %, soit 150 millions d'euros. XERFI prévoit une progression régulière de ces dépenses qui pourraient atteindre 500 millions d'euros en 2016. Cette prévision prend en compte l’attrait des Français pour les nouvelles technologies, la baisse des prix et la miniaturisation des capteurs, l’essor du smartphone «comme hub de la vie numérique», ainsi qu’une série de freins structurels : gadgétisation, confidentialité des données, manque d'interopérabilité. «Si les montres connectées devraient prendre la tête des objets connectés pour la santé, les équipements médiaux connectés auront quant à eux du mal à décoller. La croissance des ventes d'appareils permettant un suivi à distance des données physiologiques et des traitements (...) nécessite de lever des freins réglementaires (acceptation de ces produits comme des dispositifs médicaux) et l'approbation du corps médical». Selon Xerfi, «La tendance à la baisse des prix des objets connectés en raison de la mise en place de stratégies low-cost de la part de certains acteurs (…) limitera la croissance du marché en valeur» (Source : XERFI).

 

Voir aussi :

Une initiative pour fédérer les acteurs de l’Internet des Objets à Paris

Des initiatives françaises dans le domaine des objets connectés

Essor des investissements et des valorisations des sociétés qui développent les objets connectés

Dossier : les nouveaux modes de création et de financement des objets connectés

Retour sur le rôle du crowdfunding dans le financement des objets connectés

Les start-ups françaises se dirigent vers le crowdfunding pour développer des objets connectés

Des financements collaboratifs pour les objets et appareils connectés

Une plateforme pour observer et élaborer l’Internet des objets : le projet Kickstarter

Internet des Objets : Anne Lauvergeon rejoint SigFox

Lancement du "Trophée des Objets Connectés"

France : un appel à projets pour développer de nouveaux objets connectés

France : un hackathon autour de la maison connectée