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Innovation


Tour d’horizon des initiatives françaises autour des objets connectés (2)

<p>Tour d'horizon des</p>
<p>initiatives françaises </p>
<p>autour des</p>
<p>objets connectés</p>

En janvier 2013, dans un article titré « Les objets connectés sont-ils l’avenir de l’industrie française ? », le magazine l’Usine Nouvelle s’interrogeait sur les conditions à réunir pour constituer un véritable pôle industriel dans ce domaine. 

Les objets connectés figurent désormais parmi les 34 plans de la « Nouvelle France Industrielle ». Le plan « Objets connectés » étant articulé autour de 6 axes :

  • Mettre en place une première cité de l’objet connecté
  • Stimuler l’émergence d’une offre française d’objets connectés
  • Promouvoir l’offre française
  • Déployer un réseau européen pour l’Internet des objets
  • Mettre en œuvre le déploiement d’objets connectés à l’échelle de filières industrielles
  • Créer un label pour les objets et procédés dont l’impact sur la vie privée des utilisateurs est maîtrisé

10 entreprises et 14 objets connectés français primés au CES 2015 à Las Vegas

Lors de la dernière édition du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, parmi les 294 entreprises présentes dans la section dédiée aux start-ups, 25 % étaient françaises : les 66 entreprises françaises présentes dans cette section constituaient la seconde délégation, derrière les États-Unis (120 entreprises) mais devant Israël (16) et la Grande-Bretagne (7). 10 équipes françaises ont été distinguées en 2015, pour 14 objets connectés et totalisèrent 20 prix (un objet pouvant être lauréat dans plusieurs des 24 catégories). 

Appel à projets de Bpifrance pour le logiciel embarqué et les objets connectés

Bpifrance vient de lancer un appel à projets "Cœur de filière numérique - Logiciel embarqué et objets connectés". Cet appel à projets vise à développer et pérenniser une filière dans le domaine des plateformes dédiées aux applications industrielles.

L'appel à projets comporte des volets (ou axes) technologiques et des volets (ou domaines) applicatifs. Les projets présentés doivent s'inscrire à la fois dans au moins un des axes technologiques et trouver des débouchés dans au moins un des domaines applicatifs.

Les domaines applicatifs visés sont les industries critiques (automobile, aéronautique, défense, cyber-sécurité, nucléaire), d’une part, les industries non-critiques (systèmes de production, de distribution et de maîtrise de l'énergie, monétisation des échanges), d’autre part (Source : Bpifrance).

Ouverture de la Cité de l’Objet Connecté en mai 2015


Envisagé il y a un an par Éric Carreel, président de Withings, dans le cadre des 34 plans de la Nouvelle France Industrielle, le projet de Cité de l’Objet Connecté est en passe de voir le jour.

Ce projet porté par un groupe d’entreprises de la région d’Angers réunies autour du constructeur électronique Eolane, la Cité de l’Objet Connecté s’installera dans un bâtiment de 16 000 m², racheté par Angers Loire Métropole.
Son ambition est d’offrir un accélérateur industriel permettant aux porteurs de projets d’aller de la phase de prototypage à la phase d’industrialisation et de présérie puis à la phase de production. Les équipements seront commandés au cours du premier trimestre 2015 pour un premier investissement de 2M€. La Cité de l’Objet Connecté devrait être inaugurée en mai 2015.

Ouverture prochaine du centre d’expérimentation des usages de la NFC

Le Centre National RFID (CNRFID) ouvrira au printemps prochain à Rousset (Alpes Maritimes) un centre dédié à l’expérimentation des technologies et des usages de la NFC et des objets connectés industriels.
Ce centre permettra à aux industriels, PME et jeunes entreprises de mettre en valeur leurs produits et solutions NFC. Les développeurs y auront accès à des moyens d’analyse et de validation de leurs solutions NFC. Le centre dispensera également des sessions de formations sur les applications et les techniques NFC.
Le CNRFID (Association loi 1901) a été mis en place fin 2008 à l'initiative du Ministère de l'Économie pour faciliter le développement et l'usage de la technologie RFID (Source : CNRFID).

10 PME françaises et 56 millions d’euros pour développer les circuits et équipements pour objets connectés à partir des technologies de la 4G

10 PME et ETI françaises ont décidé d’unir leurs efforts et de collaborer autour du projet FELIN pour développer des circuits intégrés et des équipements de nouvelle génération pour les objets connectés en 4G, notamment pour l’automobile. La société chef de file du projet est Parrot, qui est en particulier à l’origine d’un autoradio connecté via une clé 3G.

Felin («Futur Equipement LTE Intégré avec virtualisatioN») est un projet de Recherche & Développement structurant pour la compétitivité (PSPC). Doté de 56 millions d’euros, il sera financé à hauteur de 23 millions d’euros, via Bpifrance, dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir. Démarré en novembre 2014, ce projet est prévu pour durer 36 mois.

Grâce à ces financements, Parrot, va pouvoir proposer des offres de nouvelle génération permettant d’ajouter à son offre actuelle l’accès à Internet pour le réseau de la voiture à travers une connexion sécurisée à la 4G. Les modules actuels de Parrot permettent déjà de créer un réseau synchronisé dans la voiture pour offrir du divertissement multimédia local (USB, Bluetooth) et diffusé (radio, TV) à tous les passagers du véhicule, ainsi qu’une connexion Internet par le smartphone en mode « tethering » (connexion via Bluetooth ou wifi à son Smartphone). Le cœur du module 4G sera fourni par les sociétés Sequans et ACCO, spécialisées dans les circuits intégrés des modems 4G (Source : VIPressenet).

Deux plateformes d’expérimentation pour l’Internet des Objets

Deux plateformes d’expérimentation pour tester les scénarios d'usage de l’Internet des Objets sont désormais opérationnelles pour les chercheurs et industriels. Il s’agit des plateformes IoT-LAB et CorteXlab

  • IoT-LAB est une plateforme scientifique qui comporte plus de 2700 « nœuds de capteurs », répartis sur 6 sites en France : elle est utilisée par de nombreux chercheurs dans la communication sans-fil, les réseaux de capteurs, les protocoles de routage à basse consommation ou encore les applications embarquées et distribuées. Ces nœuds permettent des expérimentations en « vraie grandeur » et ils sont « ouverts », chacun peut ainsi y déployer ses applications, en toute confidentialité, sans même être tenu d'en livrer les résultats. Une équipe d'une quinzaine de personnes, dont une dizaine d'ingénieurs, est chargée notamment d'assister les utilisateurs de cette plateforme. La réservation est gratuite et les expériences peuvent être de tailles très diverses : de quelques minutes sur une partie d'un seul site, partagé avec d'autres, à quelques jours en exclusivité totale sur l'ensemble de la plateforme.
  • Ouverte en décembre 2014, CorteXlab, est une structure dédiée aux tests et à l’expérimentation de réseaux dits « à radio cognitive ». Cette structure unique en Europe est ouverte aussi bien aux chercheurs qu’aux industriels. Elle offre jusqu’à 80 nœuds de capteurs pour la communication radio entre équipements. Même si les équipements de CorteXlab sont mis gratuitement à la disposition de ses utilisateurs, cette structure s'adresse à des organisations capables de consacrer plusieurs mois, en amont, au développement de ce type d’expérimentation. Parmi les partenaires de ces projets on note l'université de Princeton, des écoles canadiennes et brésiliennes ainsi que l'IRT B-Com de Bretagne.

D'ici un ou deux ans, IoT-LAB et CorteXlab pourront faire l'objet d'expériences couplées et être pilotés conjointement depuis le portail FIT (Source: Inria)



Challenges et concours

  • Orange et ses partenaires (parmi lesquels Netatmo, Schneider Electric, Seb, Société Générale et Suez Environnement) ont lancé en octobre dernier le challenge Datavenue pour « faciliter l’émergence de nouveaux services autour des objets connectés et des données, en sécurité et dans le respect de la vie privée des utilisateurs ».
  • La Bpifrance a lancé en novembre 2014 un challenge qui vise à identifier des solutions innovantes pour promouvoir les usages liés au sans contact et construire des partenariats entre industriels, start-ups et PME. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement par des industriels partenaires (dont Orange, SNCF Développement et Gemalto), par Bpifrance ou encore par le Centre national RFID (CNRFID).
  • L’entreprise de conseil en innovation et ingénierie Altran, pour sa part, a lancé un concours portant sur « Les objets connectés au service de nos industries ». Ce concours est ouvert aux entreprises de moins de 5 ans travaillant sur une application en cours ou déjà finalisée dans les domaines du recueil et stockage de données, de la communication (et de l’interaction avec un écosystème. Une dizaine de start-up devraient ainsi être retenues le 19 mars prochain (Source : Les objets connectés au service de nos industries) 

Des chaires de recherche

  • L’université Pierre et Marie Curie (UPMC), la société de services en informatique Atos et le constructeur Renault se sont associés pour créer la chaire « smart & connected mobility, la voiture connectée ». Cette chaire, créée pour 5 ans est financée à hauteur de 1,5 million d’euros, devrait soutenir la réalisation de projets de recherche internationaux liés aux voitures connectées et aux services mobiles associés. http://www.proximamobile.fr/article/france-une-chaire-de-recherche-consacree-la-voiture-connectee
  • L'École polytechnique, pour sa part, a ouvert, avec le soutien de l’équipementier Cisco la Chaire «Internet of Everything».
  • Une formation centrée sur les objets connectés avait été mise en place en Septembre 2014 à l’université de Nantes. Cette formation de niveau bac+5 associe l’École de design Nantes Atlantique, et l’École Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne (Télécom Bretagne). Entre design et usages numériques, cette formation préfigure l’ambition du futur pôle universitaire qui verra le jour en 2017 au sein du Quartier de la création.

Un nouvel événement dédié à l’Internet des Objets : le SidO

Organisé conjointement Embedded France et les pôles de compétitivité Minalogic et Imaginove, la première édition du SidO se tiendra les 7 & 8 avril 2015 à la Cité Internationale de Lyon. Ces deux journées de conférences, d’ateliers et de présentations rassembleront les différents acteurs impliqués dans le développement de l'Internet des Objets en France et en Europe : start-ups, industriels, offreurs de technologies, laboratoires de recherche, investisseurs, designers, entrepreneurs et collectivités.

La technologie de rupture la plus emblématique

Pour l’élaboration du rapport qu’il a consacré à la « transformation numérique de l’économie française » (remis au gouvernement en novembre 2014), Philippe Lemoine a interrogé les 500 professionnels et experts. 67% ont désigné les objets connectés comme étant la technologie de rupture la plus emblématique, devant la cybersécurité (31%), la réalité augmentée (26%) et l’impression 3D (26%).

Selon Philippe Lemoine, « sur les 2000 objets qui entourent chaque habitant d’un pays développé, on estime que 500 d’entre eux seront dotés d’un identifiant internet et d’une adresse dans les quinze ans qui viennent. Il pourra s’agir d’objets intrinsèquement low-tech : valises, trousseaux de clés, sacs à main, chaussures, casseroles, réfrigérateurs etc. Le réseau qui reliera ces objets sera différent de l’internet actuel : volume, serveur d’adresses, vitesse de transmission, système d’exploitation. En pointe sur ces sujets à travers des orga¬nismes comme GS1 France, la France peut ambitionner de jouer un leadership sur ce vaste domaine qui modifiera l’économie de nombreux secteurs ainsi que la vie quotidienne des personnes ».
Philippe Lemoine, en conclusion de son rapport propose, notamment, de :

  • Développer une norme et une solution de traçabilité des objets par le numérique avec une ambition de leadership international (lutte contre la fraude, sécurité des produits, etc.)
  • Développer l’intelligence des infrastructures industrielles en réseau en s’appuyant sur les objets connectés et les drones
  • Saisir l’opportunité des objets connectés pour renforcer l’offre de services en amont et en aval de l’acte d’achat (ex : réapprovisionnement prédictif, conseils personnalisés, etc.)
  • Créer une alliance entre des acteurs traditionnels du commerce et des entreprises du monde des objets connectés (Source : la transformation numérique de l’économie française).

Un manque de vision industrielle au plan européen

Dans une note d’analyse récente, France Stratégie (Commissariat général à la stratégie et à la prospective) observe que « les services liés aux objets connectés nécessitent de repenser les logiques économiques actuelles. Les entreprises traditionnelles doivent adopter des organisations plus horizontales pour favoriser la diffusion de l’information et la prise d’initiatives personnelles, mais aussi investir plus que par le passé dans l’innovation et le déploiement d’outils informatiques. Les usages numériques reposent sur une organisation très flexible qui réponde rapidement aux besoins mouvants de l’utilisateur. Les entreprises qui ne réussiront pas à adapter leurs modèles de production ou d’organisation à ces mutations perdront progressivement la valeur générée par leurs activités, jusqu’à potentiellement disparaître. Ces nouveaux modèles présenteront de fortes similarités avec ceux de l’économie actuelle du numérique, fondés notamment sur la valorisation des données analysées, et la vente d’applications ou de services complémentaires, afin de pouvoir créer un lien avec l’usager ».

Selon France Stratégie « l’Union européenne manque d’une réelle vision industrielle. L’Internet des objets a été pour la première fois abordé lors de la conférence ministérielle Internet du futur qui s’est tenue à Nice en 2008. La Commission européenne a publié en 2009 une communication désignant ce secteur comme « ressource vitale pour l’économie et la société » et proposant un droit au « silence des puces » qui permettrait aux usagers de déconnecter leurs objets du réseau. Cette communication n’a cependant été suivie d’aucune action d’envergure, hormis une consultation publique sur la gouvernance de l’Internet des objets en 2012, dont les résultats ont été publiés début 2013. Depuis 2008, 70 millions d’euros ont été investis pour financer plus de 50 projets de recherche. Mais les structures de normalisation restent trop administratives et peu réactives, avec des PME qui y sont peu représentées ». (Source : « Demain, l'Internet des objets »). 

France : plus de 30 objets connectés par foyer en 2020

Selon le cabinet GfK, il se serait vendu en France pour 150 millions d’euros d'objets connectés en 2014 : si les ventes ont doublé, elles ne représentent cependant encore qu’un peu plus de 1% du total des équipements technologiques vendus en France.

Le segment des «objets portables» (« wearables » : bracelets, montres et lunettes) est aujourd’hui le plus significatif, avec un chiffre d'affaires de 90 millions d’euros pour 640 000 unités vendues : 190 000 montres intelligentes, 250 000 montres dotées de GPS et 200 000 bracelets de suivi d'activités (fitness trackers). En 2015, leurs ventes pourraient atteindre 700 000 unités soit 120 millions €. Il s'est, par ailleurs, vendu 100 000 drones et objets associés (jouets commandés à distance), 50 000 objets axés sur la santé (balances et tensiomètres connectés) et 20 000 thermostats connectés. En tenant compte des ventes des dispositifs et boîtiers destinés à la « maison intelligente », les objets connectés dans ces catégories ont représenté 90 000 unités et un chiffre d'affaires de 29 millions d'euros.

Selon GfK, près de 2 milliards d’objets connectés pourraient se vendre entre 2015 et 2020 : chaque foyer posséderait alors en moyenne 30 objets connectés (Source : Usine Nouvelle

Le cabinet d’études économiques XERFI, prévoit quant à lui une progression régulière des dépenses liées aux objets connectés qui pourraient atteindre 500 millions d'euros en 2016. 

L'Usine Digitale a recensé récemment 50 objets connectés emblématiques conçus par des sociétés françaises. « Du thermostat à la brosse à dents, en passant par le pilulier, le pot de fleurs ou le bracelet anti-UV, ils reflètent l'émergence d'une filière française, portée par des start-up et des industriels confirmés ». 

 

Voir aussi :

Le marché français des objets connectés : état des lieux

Dossier : Tour d’horizon des initiatives françaises autour des objets connectés (juillet 2014)

France : plus de 30 objets connectés par foyer en 2020

Dossier : 10 entreprises et 14 objets connectés français primés au CES 2015 à Las Vegas

Dossier : Financement participatif pour les start-ups françaises des objets connectés

Les systèmes embarqués représentent 400 000 emplois en France

Les Français face aux objets connectés

Ouverture prochaine du centre d’expérimentation des usages de la NFC

Vers une ouverture de la Cité de l’Objet Connecté en mai 2015

France : un nouvel événement dédié à l’Internet des Objets : le SidO

Vers une ouverture de la Cité de l’Objet Connecté en mai 2015