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Technologie et Innovations - Actualités

Vers un registre mondial pour les objets connectés ?

Mardi 25 février 2014 - Catégorie(s) : Technologie et Innovations.


L’identification et l’échange d’informations sur les objets connectés qui seront bientôt présents dans l’environnement des utilisateurs constituent des enjeux industriels cruciaux pour le développement de nouvelles générations de services. Ainsi, une entreprise américaine, The Wireless Registry, a entrepris de mettre en place un registre mondial des terminaux et objets connectés, un "DNS des Objets". Calqué - partiellement - sur le système de noms de domaine (Domain Name System, DNS) utilisé pour répertorier les ressources de l’Internet. Ce nouveau registre vise à permettre aux entreprises et aux particuliers d’enregistrer leurs appareils en leur attribuant une identité unique.

Le déploiement d’un tel système reposera sur la capacité de la société à convaincre simultanément les utilisateurs et les entreprises à enregistrer (et « nommer ») leurs appareils connectés ainsi qu’à se doter d’une application capable de détecter l’identité de ces appareils. On parle dans ce cas d’identité « proximale ».

Du côté du « nommage », le système repose sur le SSID (Service Set Identifier) qui identifie déjà les appareils wi-fi, comme les routeurs. Il permet aussi de créer manuellement un nom comportant au plus 32 caractères pour chaque appareil (smartphone, tablette, périphérique, voiture connectée). Le « nommage » de chaque appareil doit cependant respecter un certain nombre de règles, notamment pour les marques. Les utilisateurs peuvent associer à l’identité « proximale » d’un objet connecté des informations complémentaires relatives à son détenteur : goûts, préférences, etc.

Côté « lecture », les entreprises doivent installer une application dans les navigateurs Firefox et Chrome, pour être capables de détecter ces identifiants. Selon The Wireless Registry, les commerçants et les entreprises de services pourraient ainsi prendre connaissance de l’identité de l’appareil et des informations associées pour ajuster leurs offres en fonction des préférences ou des instructions des consommateurs. Un consommateur pourrait ainsi faire savoir, via son smartphone, qu’il est allergique à telle ou telle substance.

Pour anticiper les risques de dérives d’un tel système, et en vue de garantir aux utilisateurs un contrôle sur l’usage qui sera fait des informations personnelles qu’ils affichent, The Wireless Registry a conclu un partenariat avec le Future of Privacy Forum, pour encadrer l’usage que les entreprises pourraient faire de ces informations. Le modèle économique de ce registre s’inspire de celui des noms de domaine : l’utilisateur paierait une redevance annuelle pour enregistrer et « nommer » un appareil (Source : GigaOm

L’identification des objets connectés donne déjà lieu a de nombreuses initiatives.

Des objets connectés dans les domaines de l’automobile, de la domotique ou dans les outils de mesure utilisent déjà des numéros « mobiles » à 10 chiffres (avec les préfixes 06 et 07). En France, selon l’ARCEP, au vu de la croissance du marché des communications de « machine à machine » (M2M), le besoin de numéros supplémentaires devrait être de 49 millions en 2020, contre seulement 24 millions de disponibles actuellement. L’ARCEP envisage ainsi de mettre en place des numéros à 14 chiffres commençant par « 0700 » pour les communications « Machine to Machine » ainsi que pour les terminaux mobiles de type clés 3G et les tablettes dotés d’une carte SIM dédiées à l’Internet.
 

En plus des enjeux industriels, la gouvernance de ces nouveaux registres d’identification des objets pourrait (à l’instar des débats qui ont eu lieu autour de la gouvernance des ressources de l’Internet) donner lieu à des débats sur les enjeux politiques et économiques liés ces registres en particulier en termes de protection de la vie privée mais aussi en termes de souveraineté pour les Etats. Ainsi, GS1, l’organisme mondial en charge de la normalisation des méthodes de codage utilisées dans la chaîne logistique (et promoteur des codes-barres) travaille au remplacement progressif des codes-barres par des puces communicantes sans fil (RFID). Il prévoit d’enregistrer les informations relatives à chaque objet (origine, lieu de production, contrôles sanitaires ou techniques, etc.) sur Internet au travers d’un registre, l’Object Naming System (ONS), inspiré du DNS. L’Afnic et GS1 France ont publié en 2012 le standard ONS 2.0 destiné à mettre en place un système international de racines interopérables par pays pour la gestion de l’Internet des objets. Si la gouvernance des ressources de l’Internet repose actuellement sur un modèle « centralisé » (via le Domain Name System ou DNS), la gouvernance de l’Internet des Objets pourrait, grâce au standard ONS 2.0, évoluer vers un modèle fédéré. 


Voir aussi :

ONS 2.0 : vers une gouvernance fédérée pour l’Internet des Objets

Développer l’Internet des Objets avec des étiquettes RFID à coût réduit

Un réseau «Ultra bas débit» et économique pour connecter les objets

Vers des objets connectés autonomes en énergie

De nouveaux identifiants uniques pour les objets mobiles connectés

Consultation européenne sur les enjeux industriels et politiques de l’Internet des Objets

L'Afnic récompensée pour ses travaux sur l'Internet des objets

Puces, pastilles et balises : localiser et rendre communicants les objets quotidiens